Accordez-moi cette valse – Zelda Fitzgerald (1932)

Et si nous faisions la connaissance de Zelda Fitzgerald ?

Dans ce roman puissant, aux tonalités autobiographiques, nous rencontrons Zelda Fitzgerald sous le nom de son héroïne Alabama Beggs.

Élevée au sud des Etats-Unis, Alabama a grandi dans une famille aimante et conventionnelle. Sa mère n’a jamais cessé de la choyer et son père, juge, lui a inculqué des valeurs traditionnelles. Ses parents notamment son père se sont hissés comme de véritables repères dans sa vie. Peu à peu, Alabama voit ses soeurs ainées, Dixie et Joan, quitter la maison pour construire une famille.

À l’image de ses soeurs, elle rencontre David Knight et décide à son tour de fonder sa vie avec lui. Elle quitte sa maison d’enfance et voyage dans le cadre idyllique et ensoleillé de la Côté d’Azur. David Knight est un artiste et Alabama s’habitue à une vie fortunée et dispendieuse. Avec lui, elle construit un tout nouveau mode de vie bien loin de son éducation. Pourtant leur mariage connaît des failles et Alabama décide de se vouer à corps perdu dans la danse pour maîtriser ses émotions.

Écrit durant son internement en psychiatrie, Zelda Fitzgerald sous couvert de son héroïne raconte sa propre vie et son union fantasque avec Scott Fitzgerald. Entre gloire et décadence, leur couple fascine et Zelda Fitzgerald puise dans son expérience personnelle pour construire son roman.

J’ai été déroutée par ses mots aux connotations envoûtantes. À la fois décousue et pourtant fascinante, une plume étrange qui interpelle par sa force créatrice et autobiographique.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« Mais je vous préviens, dit-elle, je ne suis vraiment moi-même que lorsque je suis quelqu’un d’autre que j’ai doté de toutes ces merveilleuses qualités puisées dans mon imagination »

« Il semblait à Alabama que si elle atteignait son but, elle pourrait maîtriser les démons qui l’avaient jusqu’alors dominée – qu’en s’affirmant, elle trouverait la paix qu’elle s’imaginait être l’apanage de la maîtrise de soi – qu’elle serait capable, grâce au truchement de la danse, de commander ses émotions, d’évoquer l’amour, la pitié ou le bonheur, selon son désir, leur ayant ainsi frayé une voie de passage nouvelle par laquelle ils pourraient affluer ».

Suiza – Bénédicte Belpois (2019)

Et si nous succombions au charme de Suiza ?

Dans un village reculé de Galice, Tomas est un homme de la terre. Devenu veuf, il consacre sa vie à son métier de fermier.

Alors qu’il est attablé au café du village, son regard croise celui de Suiza, arrivée en Espagne dans l’espoir de voir la mer. Sous ses abords d’innocence et de simplicité, elle cache un passé sombre. Une attirance charnelle implacable pousse Tomas vers cette femme fascinante qui ne parle pas un seul mot d’espagnol. Tomas s’approprie Suiza comme il a pris possession des terres de son domaine.

Avec brutalité et fièvre, il entame une relation fusionnelle avec la magnétique Suiza. Peu à peu, elle parvient à faire jaillir l’humanité du caractère sombre et taciturne de Tomas. Entre violence, désir et amour, une relation se noue peu à peu entre eux…

La force implacable de cet amour mêlant possessivité et dévotion transcende ces deux êtres. Porté par une écriture limpide, ce premier roman cru, d’une profonde sensualité, ne laisse pas indifférent !

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Le désir est monté en moi, comme un vent violent annonçant la grêle. Mon cœur gonflait inexorablement, il était seul à s’étouffer dans ma poitrine tout à coup trop petite. Ce qu’il me restait de poumons avait disparu, tassé quelque part, puisque je ne respirais plus. J’ai fermé les yeux, au bord du malaise, j’ai cherché de l’air »

« Les manques lui ont fait une fragilité d’oeuf alors qu’ils t’ont donné une carapace de tortue. Elle seule sait te l’enlever sans t’arracher la peau, toi seul sait la protéger comme elle le souhaite, sans la casser »

Aurélien – Louis Aragon (1944)

Et si nous évoquions l’amour au coeur du réel ?

Aurélien est ancien combattant battu et meurtri par son expérience des tranchées. Dans le Paris de l’après guerre, embrumé par ses souvenirs il erre désœuvré et rêve en un idéal amoureux. Bérénice est bien loin de ses espérances, quand il la rencontre, il la décrit comme « franchement laide ».

Bérénice est la cousine d’un de ses amis Edmond. Porté par sa jalousie, Edmond ne supporte pas que sa femme, Blanchette, soit sous le charme d’Aurélien. Il intrigue alors pour rapprocher Aurélien et Bérénice.

Le dégoût initial d’Aurélien pour Bérénice ne l’empêche pas, à sa plus grande surprise, de tomber fou amoureux d’elle. Au fil de leurs rencontres successives, cette évidence amoureuse est de plus en plus intense. Pourtant ils portent en eux un goût idéalisé et absolu de l’amour. L’épreuve du réel sera bien éloignée de leurs espérances et les conduira vers une terrible fatalité

Aragon nous interroge sur l’irrationalité et l’absolu du sentiment amoureux avec une plume d’une beauté cristalline.

Une tragédie amoureuse que je ne peux que vous inviter à découvrir ou (re)découvrir sans modération.

Note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Si tout cela n’était qu’une illusion de plus dans cette vie qui se poursuit, qui se prolonge, où l’enfance s’est abîmée, où la jeunesse lentement se brûle, et qui ne laissera plus tard que les traces d’amertume qui font les rides du coeur et du visage, les rides qu’elle imagine lentement naissantes au fond du miroir ? »

« Qui a le goût de l’absolu renonce par là au bonheur ».

« Ils évitaient de concert les mots attendus, les mots inutiles. Ils savaient tous les deux ce qui se débattait entre eux sans avoir à l’exprimer. Rien n’avait été dit, tout avait été dit »

Pour aller plus loin :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/trois-romans-damour-13-aurelien-de-louis-aragon

Ecoutons, Antastesialit qui en parle si bien…

Les trois mousquetaires – Alexandre Dumas (1844)

Et si nous partions à l’assaut d’un roman d’aventures ?

« Les trois mousquetaires » conte une histoire légendaire, celle d’Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan. Jeune homme audacieux et fougueux, D’Artagnan n’a qu’un seul rêve rejoindre les mousquetaires. Il quitte sa famille avec quinze écus, un cheval et surtout une lettre de recommandation à destination de Monsieur de Tréville, le capitaine des Mousquetaires.

Sa rencontre avec Athos, Porthos et Aramis sera l’occasion de nombreuses aventures sous couvert d’une rivalité entre le roi Louis XIII et Richelieu. Nous suivons le parcours amoureux de d’Artagnan qui le mênera vers plusieurs femmes dont la mystérieuse et machiavélique Milady…

Porté par la plume incomparable d’Alexandre Dumas, un roman où les intrigues amoureuses et les combats d’épées se dessinent à chaque page jusqu’au siège de la Rochelle.

Les caractères des célèbres mousquetaires sont étoffés par Alexandre Dumas au fil de l’intrigue. Assurément caricaturaux, ils correspondent à l’imaginaire populaire et véhiculent pendant toute l’oeuvre des idées chevaleresques et romanesques ! Le personnage de Milady tire son épingle du jeu et s’avère plus complexe et intrigant !

Pour ma part, j’ai eu quelques difficultés à m’immerger complètement dans cette oeuvre volumineuse et regrette certains passages aux résonances machistes. Malgré ces bémols, je ne peux que recommander ce livre rondement mené pour les amoureux du roman de cape et d’épée !

S’il peut impressionner par sa densité, les aventures se succèdent facilement et transportent le lecteur en enfance !

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Un fripon ne rit pas de la même façon qu’une honnête homme, un hypocrite ne pleure pas les mêmes larmes qu’un homme de bonne foi. Toute fausseté est un masque, et si bien fait que soit le masque, on arrive toujours, avec un peu d’attention, à le distinguer du visage »

« Buckingham voulut sourire une dernière fois ; mais la mort arrêté sa pensée, qui resta gravée sur son front comme un dernier baiser d’amour ».

Rien ne t’appartient – Nathacha Appanah (2021)

Et si nous plongions dans les ténèbres d’une destinée ?

Depuis la mort de son mari, Tara s’est enfermée dans une profonde solitude. Face à ce deuil, elle semble comme happée par une folie qui la ronge chaque jour. L’image fantomatique d’un garçon surgit dans son quotidien et révèle avec lui les ombres de son passé.

Sa jeunesse sera marquée par des évènements traumatiques, Tara s’appelait auparavant Vijaya. Jeune fille insouciante et joyeuse, elle aimait danser et vivait avec ses parents dans un pays lointain.

Ce deuil vient faire ressurgir avec une plus grande force la violence infinie de son enfance qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle-même pendant de nombreuses années.

Avec une écriture ciselée, Nathacha Appanah nous dévoile un portrait de femme vacillant à la fois sombre et lumineux et révèle les ténèbres d’un destin tragique.

Nathacha Appanah parvient en quelques lignes à nous plonger dans une atmosphère sombre et oppressante. Ce roman perturbant est à la fois poignant et d’une profonde noirceur. Si j’ai trouvé que ce court roman manque parfois d’encrage et reste marqué par des zones d’ombres, j’en suis restée ébranlée.

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Personne ne m’a dit : profite de ce ciel, de cette terre, de cette eau pendant qu’il est encore temps. Vautre-toi dedans, plonge, avale, étouffe-toi avec un peu, bientôt ce sera fini, bientôt tu sauras ce que c’est, une fille de ce pays ».

« Quand il part, je mets ma main en coquille sur ma peau, j’imagine retenir cette tendresse, encore un peu, juste un peu et pendant quelques instants bénis, il n’y a que cela qui m’importe. »

Miss Islande – Auður Ava Ólafsdóttir (2018)

Et si nous parlions de littérature islandaise ?

A vingt et un ans, Hekla quitte sa campagne natale au coeur de l’Islande. Avec son prénom de volcan, Hekla porte en elle un feu créateur depuis son plus jeune âge. En 1963, lors de son arrivée au sein de la capitale, elle n’a qu’une seule idée en tête : devenir écrivain. Pourtant, le seul titre qu’on lui propose est celui de « Miss Islande ».

En tant que femme, Hekla a peu de perspectives pour accéder à son rêve et devenir un auteur reconnu. Malgré les obstacles, son énergie créatrice ne trouve pas de limite. Elle continue à écrire inlassablement.

Femme mystérieuse et indépendante, dévouée à son art, elle peut compter sur ses amis d’enfance, Isey et Jón John, pour la soutenir. Isey est une femme au foyer qui écrit sans cesse pour échapper à son quotidien tandis que Jón John cache son homosexualité à la société.

Ce roman illustré par des paysages magistraux mêle différence et force créatrice avec une grande beauté. Un livre rempli d’espérance et de liberté où jaillit des êtres prêts à se transcender !

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« En dehors des étoiles qui scintillent au firmament, le monde est noir.
Une phrase vient à moi puis une autre, une image se dessine, cela fait tout une page, tout un chapitre qui se débat dans ma tête, pataud comme un phoque pris dans un filet. J’essaie d’accrocher mon regard à la lune par la lucarne, je demande aux phrases de s’en aller, je leur demande de rester, il faut que je me lève pour les écrire avant qu’elles s’évanouissent »

« Je rêve d’un monde où chacun aurait sa place »

Le Ventre de Paris – Emile Zola (1873)

Et si nous nous promenions avec Zola en plein coeur du marché des Halles ?

A l’assaut des Rougon-Macquart, je vous propose le troisième volume de la série avec le Ventre de Paris.

Avec cette immersion sans concession en plein cœur des Halles, Zola nous fait découvrir les odeurs, les saveurs et les couleurs de toutes les denrées du marché. Par la littérature, Zola nous ouvre les portes d’une véritable nature morte grandiose où la gastronomie est mise à l’honneur.

Florent, fervent républicain, a connu une vie d’exilé à Cayenne sous le Second Empire. Souffrant de la faim, il rentre à Paris dans un dénuement total. Il retrouve son frère Quenu, un boucher qui mène une vie bourgeoise et repu. Sa femme, Lisa est l’égérie de la boucherie, sa beauté plantureuse est connue de tout le quartier. Louise, la belle Normande, lui fait face et tient une poissonnerie. Les deux amies sont les emblèmes du quartier des Halles.

L’arrivée de Florent vient semer le trouble dans cette famille bourgeoise et une guerre silencieuse éclate entre les deux femmes. Ces idées révolutionnaires commencent à se propager dans toutes les rues et déstabilisent l’équilibre de la famille Quenu.

Entre commérages et rancœurs, Zola avec une profonde modernité nous dresse des portraits contemporains et nous plonge avec délice dans Paris.

Si cette oeuvre n’est pas ma préférée de la série, je ne peux que saluer le travail incommensurable de Zola tant par la retranscription d’un Paris cinématographique mais également par la densité de ses personnages.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« A l’horizon, une grande fumée blanche flottait, mettait Paris dormant dans la buée lumineuse de toutes ces flammes ».

« Lorsqu’il arriva aux Halles, la nuit tombait, les odeurs étaient suffocantes. Il baissa la tête, en rentrant dans son cauchemar de nourritures gigantesques, avec le souvenir doux et triste de cette journée de santé claire, toute parfumée de thym ».

Ma dévotion – Julia Kerninon (2018)

Et si nous parlions d’une véritable dévotion amoureuse ?

A Londres, Helen revoit fortuitement Frank pour la première fois depuis vingt-trois ans. A cette occasion elle revient avec nostalgie sur leur relation fusionnelle.

Face à des parents absents et inexpressifs, ils ont fait le choix de se lier l’un à l’autre. Ils sont pourtant extrêmement différents, Helen est aussi raisonnable que Frank est excessif.

Lorsqu’ils débutent leur vie commune à Amsterdam le parcours d’Helen est déjà tout tracé, elle se dirige naturellement vers la littérature tandis que Frank reste indécis sur son avenir. Il découvre pour la première fois l’univers de la peinture, la fulgurance de son désir artistique est telle qu’il trouve enfin un sens à sa vie.

Leur relation est aussi forte que déséquilibrée, Helen malgré son indépendance d’esprit voue une véritable dévotion pour Frank. Lorsqu’ils parviennent enfin à trouver une harmonie dans leur relation tumultueuse un drame viendra bouleverser à tout jamais leur vie.

Ponctué de mélancolie, ce livre nous emporte avec une facilité déconcertante auprès de ce couple. L’intensité et la puissance de leurs sentiments est parfaitement retranscrites par la plume de Julia Kerninon. Un joli moment de lecture qui confirme mon intérêt pour cette autrice !

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Lorsque quelqu’un est aussi discret que moi, personne n’imagine qu’il puisse avoir un tempérament passionné. Les gens pensent que ma personnalité est un genre de bruit blanc, que le silence que je fais en société est l’écho de celui qui résonne, depuis toujours, dans l’espace clos de ma tête, sous les cheveux coiffés. Mais – je le sais mieux que personne – il ne faut pas juger un livre à sa couverture ».

« Je jure que j’ai fait de mon mieux – mais au fond je pense que mon mieux ne valait rien, que mon mieux n’aurait jamais, en aucun cas, pu être suffisant – parce que je n’avais rien à apprendre à personne sinon ma propre sidération, mon hébétude face au monde, que j’avais passé ma vie à fuir dans les livres ».

Zaï Zaï Zaï Zaï – Fabcaro (2015)

Pour conjurer le blues de la rentrée, et si nous laissions échapper un éclat de rire ?

Encore une fois, Fabcaro réussit, avec talent et finesse, à disséquer l’absurdité de notre société.

Il nous raconte la cavale d’un homme ayant commis un crime monstrueux : l’oubli de sa carte de fidélité lors de son passage à la caisse d’un supermarché. Le ton est donné et nous suivons avec délectation cette fuite qui va prendre des proportions grotesques !

Média, police, extrémiste, complotiste, politique, tous sont passés au crible de l’humour dévastateur de Fabcaro. Il dresse avec réussite et cynisme le portrait d’une société hystérique et paranoïaque.

Entre humour décalé et satire de la société, un moment jubilatoire que je vous prescrits sans modération !

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Adolphe – Benjamin Constant (1816)

Et si nous faisions le choix d’une oeuvre romantique ?

Egoïste, imbus de lui-même et désœuvré, Adolphe est un jeune bourgeois qui erre entre les salons. A vingt-deux ans, un avenir prospère s’ouvre devant lui. Il fait la connaissance d’Ellénore, mère de deux enfants, elle partage sa vie avec le comte de P.

De dix ans son ainée, Elléonore est insaisissable et inaccessible. Adolphe éprouve pour elle un sentiment amoureux emprunt d’un désir de conquête. Malgré les réticences de ses proches, Adolphe charme peu à peu Eléonore qui s’éprend éperdument de lui.

Face à cette passion assouvie, les besoins d’indépendance et de liberté d’Adolphe se révèlent. Tout à coup, cet amour démesuré freine son ascension sociale et sa réussite.

A travers cette tragédie amoureuse, Benjamin Constant dessine un amour faisant face aux obstacles de la société. Avec une très belle écriture, cette oeuvre psychologique révèle l’indécision amoureuse et l’inexorable délitement d’un couple.

Je vous invite à découvrir ce classique qui donne à réfléchir sur le sentiment amoureux.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime ; mais c’est un bien grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus »

« La société est trop puissante, elle se reproduit sous trop de formes, elle mêle trop d’amertumes à l’amour qu’elle n’a pas sanctionné ; elle favorise ce pendant à l’inconsistance, et cette fatigue impatiente, maladies de l’âme, qui la saisissent quelquefois subitement au sein de l’intimité »

« Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle! »