Et si nous partions en Chine ?
À travers le destin de Pivoine, une esclave portée par l’amour et la contrition, Pearl Buck dresse un portrait culturel méconnu de la Chine, où se croisent traditions chinoises et religion juive.
Pivoine a grandi dans la demeure d’Ezra, un marchand juif né d’une mère chinoise. Elle a partagé les lectures, les confidences et les rires de David, le fils d’Ezra. La fin des innocents jeux d’enfants laisse percevoir le véritable statut de Pivoine. Esclave, elle est au service de la famille de David.
Malgré son statut, les sentiments de Pivoine pour David n’ont cessé de croître au fil du temps. Les perspectives de mariage de David se concrétisent. Sa mère, extrêmement pratiquante, encourage une union avec Leah, la fille du rabbin alors qu’Ezra semble plus ouvert à un mariage avec une Chinoise qui pourrait faire prospérer son commerce. En secret, Pivoine manœuvre pour influencer ce projet. Jusqu’où ira-t-elle pour préserver son lien avec David ?
Si j’ai trouvé quelques lenteurs dans la première partie de l’œuvre, ce roman, où se mêlent amour et identité religieuse, s’avère très enrichissant pour comprendre les communautés juives en Chine. Ce récit psychologique, très instructif, questionne la place de la religion et l’ambivalence de l’intégration.
Ma note
Citations
« Les pieds portent le poids du corps, la tête le poids de l’intelligence, et le cœur le poids de l’esprit »
« Oui, vous avez donné de l’argent pour m’avoir, mais cela ne me fait pas vôtre. Un être humain ne peut être acheté entièrement »
« Elle lui toucha une joue puis l’autre, pour l’éveiller peu à peu, car pendant le sommeil, l’âme erre au-dessus de la terre et si le réveil du corps est trop brusque, l’âme égarée ne retrouve plus son chemin ».