Et si les femmes faisaient une grève générale ?
Dans ce roman choral, Laetitia Colombani met en lumière le pouvoir des femmes dans le monde entier.
En abordant le destin de quatre femmes issues de continents différents que tout oppose, ce roman propose une union féminine.
En Islande, Katla perd sa meilleure amie qui meurt brutalement sous les coups de son conjoint. Au Japon, Michiko subit chaque jour une mise à l’écart implacable du fait de sa grossesse. Au Sénégal, Hawa, épuisée par sa vie à l’hôpital, vient trouver refuge auprès des siens mais ravive un traumatisme profond. Au Salvador, Ana Maria, face à la violence de ses conditions de travail à l’usine, lutte chaque jour pour sa fille. Chacune à sa manière, elles font face au poids des traditions et aux inégalités entre hommes et femmes.
Si leurs vies semblent inconciliables, le souvenir de la grève générale des femmes en Islande, le 24 octobre 1975, qui avait paralysé le pays, fait naître l’espoir d’une nouvelle mobilisation des femmes. Ces destins, si opposés, pourront-ils se rejoindre ?
En tressant les destins de femmes, Laetitia Colombani redonne une voix à ces femmes invisibilisées. Un roman puissant qui prône une solidarité féminine. J’ai aimé toute la dimension militante de ce livre qui insuffle un véritable espoir et appelle à la révolte.
Ma note
Citations
« Hawa est habituée à ce type de méprise, teintée de racisme ordinaire. N’importe quel aide-soignant à la peau blanche est pris pour un médecin, mais aux yeux de certains, une femme noire est forcément une infirmière. Son genre et sa couleur passent avant sa fonction, et tous les badges du monde n’y changeront rien ».
« Au terme d’une course aux études éprouvante, les Japonaises se retrouvaient contraintes à ce choix insensé : devenir mère ou avoir un métier ».