Et si nous redonnions vie à un amour inachevé ?
Dans ce récit nimbé de mystère et de mélancolie, Peter Stamm ravive un amour fantasmé.
Face à l’obsolescence de sa profession à l’ère du numérique, un archiviste au sein d’un journal est licencié. Il décide de transférer les documents chez lui et continue son travail méticuleux et obsessionnel de classement. Il répertorie les quotidiens du monde dans la solitude de sa cave aménagée. S’il est entouré de coupures de presse, il est aussi asphyxié par un profond isolement.
Dans les méandres de ces classeurs, il fait resurgir les archives de Franziska, son amour de jeunesse, devenue une célèbre chanteuse avant de tomber dans l’oubli. Il révèle ainsi un amour inachevé qui l’a profondément marqué. Parviendra-t-il à faire renaître le souvenir de Franziska ?
Avec ce roman d’une douceur infinie, Peter Stamm nous entraîne dans des sentiments complexes et ambigus et parvient à faire jaillir en quelques pages toute la singularité de cet archiviste. J’ai aimé la pudeur de ce texte, qui déploie toute la quintessence du sentiment amoureux et la profondeur de la solitude.
Ma note
Citation
« Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours douté de mes sentiments, et même dans les plus grands moments d’effervescence affective, j’ai toujours été un peu à distance de moi-même, en train de m’observer ».