Et si nous comprenions le Mexique par l’écriture ?
Avec ces trois portraits, J.M.G. Le Clézio, avec une vision érudite et inspirante, rend hommage au Mexique en faisant renaître des écrivains oubliés.
La poétesse Juana Inés de la Cruz est au cœur de ces biographies. Profondément originale, elle a vécu en opposition avec son époque en cultivant son engagement féministe. Isolée du monde, elle a trouvé refuge dans un couvent, et a nourri sa passion pour les mots et la poésie.
Puis, J.M.G. Le Clézio évoque Juan Rulfo, écrivain mexicain mythique, inventeur du réalisme magique. Il nous entraîne à la découverte de son unique roman Pedro Páramo qui témoigne de toute sa violence intérieure.
Enfin, il retrace le parcours de l’historien, Luis González y González. Cet auteur fait revivre son village natal et exprime son attachement profond pour sa terre. Comment l’écriture peut-elle nous permettre de comprendre le Mexique ?
Dans ces trois biographies qui s’entremêlent, J.M.G. Le Clézio témoigne de son amour pour le Mexique et nous donne envie de découvrir ces écrivains méconnus. Le portrait inspirant de Juana Inés de la Cruz m’a particulièrement intéressée. J’ai été charmée par son audace et sa passion pour les mots.
Ma note
Citations
« Juana est profondément originale. En elle, tout est contraire à son temps. Sa jeunesse, son instinct, son émotion, sa fantaisie, son courage. Elle refuse d’emblée la condition que la société coloniale fait aux filles ».
« Depuis que je te connais, j’entends un écho qui répète ton nom dans chaque branche d’arbre, même dans les branches les plus hautes, les plus lointaines. Et je l’entends aussi dans les branches les plus proches de nous. On l’entend comme si nous sortions d’un rêve de l’aube. On le respire dans les feuilles, il bouge comme bougent les gouttes d’eau ».