Et si une amitié fusionnelle pouvait briser les murs ?
Entre Hannah et Judith, une amitié naturelle se dessine dès l’enfance. La fulgurance et la fluidité de leur lien sont indéniables. Elles deviennent rapidement inséparables et se confient l’une à l’autre.
Sous l’impulsion de leurs filles, leurs mères se rapprochent, mais une hostilité plane entre les deux familles. Cadre rigide et intraitable de la Stasi, le père de Judith jette sur la mère d’Hannah, femme célibataire et indépendante, un regard de méfiance. Elle devient rapidement infréquentable. Au fil du temps, l’ampleur des enjeux politiques se mêle à cette amitié instinctive, la colère gronde et l’oppression se resserre. La puissance du lien qui unit les deux jeunes filles réconciliera-t-elle ces deux mondes ?
Je me suis laissée emporter par ce roman et par cette relation touchante. J’aurais cependant aimé que la dimension psychologique des personnages soit davantage étoffée. Si j’ai passé un agréable moment de lecture et apprécié l’imbrication entre l’humain et le politique, ce texte a manqué, pour ma part, d’incarnation.
Ma note
Citations
« Dans ces endroits de Berlin où l’on travaille plus qu’on ne vit, il ne fait jamais véritablement beau »
« Elle l’attend toujours en bas, devant la porte, heureuse à l’idée de passer du temps chez elle. D’être bientôt avec elle. La vie d’Hannah s’articule en deux temps : les moments qu’elle passe avec Judith et les moments où Judith n’est pas là ».
« Demain avance vers l’horizon. Demain est une promesse »