Pour votre été, et si vous choisissiez une fresque familiale ?
Dans ce roman dense, Ugo Barbara nous fait voyager de la Sicile aux côtes new-yorkaises.
Antonio Montalto, un riche propriétaire terrien à l’ambition dévorante, voit sa terre natale, la Sicile, peu à peu ébranlée par une instabilité politique croissante. Il cède une partie de ses terres pour acquérir un voilier et rêve d’une nouvelle vie en Amérique. Malgré les réticences de sa femme, Rosaria, la famille traverse l’Atlantique à la conquête de l’Amérique. Cette terre nouvelle est pleine de promesses, mais aussi d’incertitudes. Très vite, c’est la persévérance de Rosaria qui lui permettra de bâtir un empire.
Face à la détermination de la famille Montalto se dessine un tout autre destin, celui de Nicola, fils de pêcheur au service d’Antonio. Envoûté par la mystérieuse et magnifique Bianca, une jeune orpheline recueillie comme dame de compagnie par Rosaria, Nicola se consume pour elle et va jusqu’à commettre l’irréparable. Il doit quitter la Sicile et s’embarque avec Antonio et sa famille. Ce voyage lui donne l’occasion de s’affranchir de sa condition et de se réinventer. Jusqu’où ces destins s’entrecroiseront-ils ?
Ce roman historique nous plonge dans le destin de cette famille italienne entre la Sicile et l’Amérique. À mon sens, ce livre présente quelques longueurs et l’épilogue manque de souffle, mais j’ai aimé me plonger dans le destin de ces personnages. Tout au long de cette fresque ambitieuse, nous suivons des personnages incarnés qui ancrent le récit et lui donnent une véritable dimension romanesque. Le charisme et la force de Rosaria m’ont particulièrement conquise. Si vous aimez les sagas familiales de grande ampleur, je ne peux que vous recommander de glisser ce livre dans votre valise pour cet été !
Ma note
Citation
« Caché derrière l’un des rochers que la main de Dieu avait disposés en cercle auprès des remparts, de sorte à créer une piscine naturelle, Nicola était plongé dans ses pensées. Face à lui s’étalait ce miroir d’eau calme et critalline qu’on appelait le bassin de la Reine »