Les choses humaines – Karine Tuil (2019)

Et si nous nous immergions dans les méandres du pouvoir ?

Avec ce roman puissant et addictif, Karine Tuil nous plonge au coeur du pouvoir.

Jean et Claire sont unis par leur réussite professionnelle et sociale. Jean est un journaliste politique qu’on ne présente plus. Adulé par le public, il est au coeur des affaires politiques et joue avec son pouvoir médiatique. Claire, sa femme, est une essayiste aux convictions féministes marquées.

De cette union est née Alexandre, un jeune homme porté par ce modèle parental. Sa carrière semble déjà tracée. Il étudie dans une prestigieuse université américaine et se destine à un parcours professionnel élitiste.

Derrière ce masque médiatique idyllique se cache pourtant des failles abyssales. Le mariage de Jean et Claire implose et une plainte pour viol vient faire voler en éclats tout l’univers de cette famille privilégiée….

Ce roman porté par une écriture nette et incisive révèle une chute vertigineuse. Avec une grande modernité, ce livre interroge sur les affres du pouvoir et des médias et dévoile un système judiciaire implacable.

J’ai aimé la richesse des thématiques abordées et la force des personnages. L’écriture de Karine Tuil est fluide et captivante. Un très joli moment de lecture !

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citation :

« C’était ça, le véritable amour : être présent à l’heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d’un être » 

À la ligne (Feuillets d’usine) – Joseph Ponthus (2019)

Et si nous travaillions à l’usine ?

Avec ce livre coup de poing, Joseph Ponthus nous propose une immersion brutale et crue dans le monde ouvrier.

Jeune intérimaire, Joseph enchaine les missions dans une usine de poissons puis dans un abattoir breton. Il vit au rythme des horaires décalés, des nuits de travail harassantes, de l’omniprésente des machines, de la répétition mécanique des mêmes gestes…

L’usine tel un monstre omnipotent dévore tout : sa vie, son corps, ses nuits de sommeil. Très rapidement, ce travail à l’usine et cette précarité constante deviennent toute son existence. Au-delà des souffrances du corps, toute sa psyché est engloutie dans ce travail à la ligne.

Les mots se dressent alors comme un rempart pour faire face et continuer à travailler. Ainsi, Joseph puise dans la littérature sa force de résilience. Avec intensité, nous suivons la lutte quotidienne de Joseph mais également sa perception de la beauté du monde dans la noirceur de la condition ouvrière.

Ce livre fort est porté par une écriture incomparable. Intentionnellement sans ponctuation, un véritable rythme se dégage de ce livre qui nous confronte à la vérité implacable du monde ouvrier.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Magie de la servitude volontaire

Tristesse du dimanche

Les mauvais jours finiront« 

« L’autre jour à la pause j’entends une ouvrière dire
à un de ses collègues
Tu te rends compte aujourd’hui c’est tellement
speed que j’ai même pas eu le temps de chanter »

Impossible – Erri De Luca (2020)

Et si nous nous plongions dans un huis clos ?

En plein coeur de la montagne, un homme meurt suite à une chute sur un sentier sinueux des Dolomites. Un alpiniste expérimenté, marchant juste derrière lui, prévient les secours.

Mais peu de temps après les faits, il apparaît que les deux hommes se connaissaient bien avant le drame. Quarante ans plus tôt, ils ont fait partie du même groupe révolutionnaire. La victime de cette terrible chute a dénoncé son camarade à la police afin d’obtenir un aménagement de peine.

Simple mort accidentel ou meurtre prémédité ? Un jeune juge va instruire l’affaire et débuter l’interrogatoire bien décidé à faire éclater la vérité. L’accusé est soupçonné d’avoir intentionnellement poussé son ancien camarade dans le vide.

Pourtant, le mis en cause n’a de cesse de nier les faits. L’interrogatoire entre le juge et l’accusé se transforme en une véritable joute verbale. Terrible vengeance ou simple coïncidence, un duel psychologique va se tenir entre les deux hommes.

Retranscrit comme une véritable audition, ce dialogue se transforme en un huis clos d’une grande intensité. Finalement cette échange n’est qu’un prétexte pour amorcer des réflexions plus poussées sur la justice, la vérité, la vengeance et l’amitié reliant les êtres…

Un texte puissant que j’ai beaucoup apprécié.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citation :

« C’est le parfait objectif du pouvoir, arriver au plus haut degré d’incompétence et décider de tout. Je vois la société comme une construction faite de matériaux de plus en plus mauvais au fur et à mesure qu’elle progresse vers le haut »

L’anomalie – Hervé Le Tellier (2020)

Et si nous parlions d’un livre inclassable ?

Entre roman de science fiction, d’amour, dystopie, thriller policier ou oeuvre psychologique… Ce livre aux confins de tous les genres offre une immersion multiple à travers la littérature.

Parmi les 243 passagers du vol Air France 006 entre Paris et New York, nous découvrons un tueur à gages, un chanteur nigérian, une redoutable avocate, une jeune fille meurtrie, un écrivain, un architecte… Ces personnages, si diamétralement opposés, vont partager un même événement profondément insensé qui va bouleverser leur vie à tout jamais.

Nous découvrons, peu à peu, le quotidien de ces passagers. Malgré des personnages nombreux, Hervé le Tellier parvient en quelques lignes à donner de la consistance à ces caractères disparates. Confronté chacun à des maux bien personnels, un événement insensé relevant de la pure science fiction va les relier les uns aux autres. Le rêve devient alors réalité et ce qui paraissait inconcevable à notre imagination se transforme en pure vérité.

Avec une écriture aux styles multiples, Hervé le Tellier ose nous désarçonner complètement. Il parvient à happer son lecteur avec ce livre inclassable. Je suis ravie qu’un roman si atypique et addictif porté par une magnifique écriture ait pu remporter le prix Goncourt.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Le président américain reste immobile, comme sonné. Le mathématicien observe cet homme primaire, et il se conforte dans l’idée désespérante qu’en additionnant des obscurités individuelles on obtient rarement une lumière collective ». 

« L’espoir nous fait patienter sur le palier du bonheur. Obtenons ce que nous espérions, et nous entrons dans l’antichambre du malheur »

Le temps où nous chantions – Richard Powers (2002)

Et si nous nous autorisions une parenthèse musicale ?

Avec cet imposant roman, Richard Powers mêle la musique et la question épineuse de la discrimination raciale dans nos sociétés.

A propos du racisme en Amérique, James Baldwin déclarait :

« C’est un très grand choc pour vous de découvrir que le pays où vous êtes né, auquel vous devez la vie et votre identité, n’a pas créé, dans tout son système de fonctionnement réel, la moindre place pour vous »

Absolument tout semble éloigner Daley et David. Daley est une jeune femme noire rêvant d’une carrière de chanteuse tandis que David est un brillant physicien allemand, seul rescapé d’une famille décimée par le nazisme. En 1939, ces deux êtres vont se rencontrer lors d’un concert de Marian Anderson, célèbre cantatrice noire.

Si tout les sépare, ils vont tenter l’impossible et créer leur propre univers, loin des conventions. De ce mariage mixte naît trois enfants : deux garçons, Jonah et Joseph, et une fille Ruth.

C’est autour de la musique que Daley et David construisent leur propre monde. Un idéal où la couleur de peau n’a plus aucune importance et où la vie s’articule au rythme de la musique. Ainsi, ils font le choix de vivre hors du monde et du temps.

Le talent musical de Jonah devient si incontournable que ses parents décident de l’inscrire dans une prestigieuse école. Accompagné de son frère Joseph, la musique deviendra leur seul univers. Mais peut-on vivre hors du monde ?

L’implacable réalité n’aura de cesse de venir les frapper au fil des années…

Ce livre s’accompagne d’un très bel hommage musical et questionne profondément les fractures raciales de la société américaine. Si j’ai trouvé que ce roman imposant présente des longueurs, je ne peux que saluer l’ambition de ce livre.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citations :

« Des enfants d’un nouvel âge. Les conquérants d’une nouvelle terre, au-delà des races, des deux races, d’aucune race, de l’espèce humaine simplement : un métissage uni, comme les notes qui se joignent pour former un accord »

« Il chanta comme quelqu’un au-delà de la tombe, qui aurait réussi à revenir un dernier instant, afin de revêtir encore une fois l’enveloppe de la chair »

Ohio – Stephen Markley (2020)

Et si nous évoquions un roman noir envoûtant ?

Stephen Markley avec « Ohio » signe un premier roman haletant sur la jeunesse américaine.

Trois amis d’enfance, Rick, Bill et Ben vivent dans l’espoir de quitter New Canaan, ville qui les a vu grandir et grand symbole de l’Amérique profonde.

Le 11 septembre 2001 marque un tournant dans l’histoire américaine mais également dans la destinée de cette bande d’amis. La chute des tours du World Trade Center est la première fracture de leur amitié et fait s’évanouir leur candeur adolescente. Rick s’engage dans l’armée et devient militaire en Irak alors que Bill se tourne vers un antimilitariste fervent. Quant à Ben, porté par ses ambitions musicales, son destin n’en demeure pas moins tragique…

Des années plus tard, sous une douce nuit d’été, plusieurs membres du lycée de New Canaan se retrouvent et font ressurgir avec eux les fantômes d’un passé qui ne les a jamais véritablement quitté.

À travers le portrait de ces protagonistes, cette fresque sociale nous plonge, sans concession, à la rencontre de cette jeunesse marquée par une mémoire traumatique. Ils ont choisi l’alcool, la drogue ou la violence comme remèdes. Un roman noir envoûtant qui dresse le parcours meurtri de ces jeunes désabusés aux rêves déchus.

Porté par les voix dissonantes de ces jeunes patriotes, militants, toxicomanes, vétérans, homosexuels ou intellectuels, Stephen Markley dresse un panorama américain brillant !

Je suis restée fascinée par ce livre qui transporte son lecteur mais qui donne aussi à réfléchir profondément sur la société américaine. Conquise !

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Coup de ❤

Citations :

« Il ressentait un bonheur sans cause, sans justification, aussi blanc que la neige. Sa peau chauffait et picotait, il jouissait par tous les pores en même temps. Toutes les amours de sa vie s’inscrivaient étincelantes sur la rivière mystique du ciel, qui charriait des étoiles, des satellites et de la poussière datant du commencement de la Création ».

« Il bascula dans ses rêves, pleurant les rivières et les champs de son pays natal. Il le vit brûler d’un feu bleu et il pria pour avoir la force de le défendre, de se battre pour lui, de lui rendre la vie »

« Nous aurons beau courir le monde et assister à des couchers de soleil, des aurores et des tempêtes plus spectaculaires, lorsque nous apercevons ces champs, ces forêts, ces buttes et ces rivières ancrés dans notre mémoire, notre mâchoire se serre ».

Térébenthine – Carole Fives (2020)

Et si nous intégrions les Beaux-Arts ?

Au début des années 2000, la narratrice prend une voie singulière en s’inscrivant à l’école des Beaux-Arts bien décidée à étudier la peinture.

Pourtant aux Beaux-Arts, la peinture est déjà dépassée, les élèves sont ainsi guidés vers des projets modernes, alternatifs et conceptuels. Les artistes peintres, démodés et tournés en ridicule par leurs camarades et professeurs, sont reclus au sous-sol de l’école.

Dans cette cave sombre et froide, la narratrice fait la rencontre de Luc et Lucie. Tous les trois partagent le même rêve et veulent continuer à explorer cet art suranné. Durant les trois années de formation, ce trio va évoluer dans un apprentissage périlleux et exigeant.

La narratrice sera également confrontée à la place de la femme dans un milieu gouverné par les hommes. Elle porte une voix féminine dans un lieu où les artistes mis en exergue sont principalement masculins.

Sa force féminine et artistique vient se confronter à un milieu où l’avenir reste incertain. Au-delà de la découverte des coulisses des Beaux-Arts, Carole Fives questionne sur la place des artistes femmes dans notre société et sur la férocité du milieu artistique contemporain.

Véritable roman d’apprentissage, l’auteur nous plonge avec une écriture nette et percutante dans un milieu méconnu.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce livre.

Térébenthine par Carole Fives

Térébenthine

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Citations :

« Et toi, qu’as-tu envie de peindre ? Qu’as-tu envie de raconter ? Tu ne sais pas où commencer, tu as dix-huit ans et les sujets se bousculent : le désir, le corps, la souffrance d’être née femme dans un monde bâti pour les hommes, où les femmes, que ce soit dans les arts plastiques ou le cinéma, la littérature ou le musique, se perçoivent encore et toujours comme des objets du désir, jamais des sujets. L’urgence de devenir sujet ».

« Je vois la peinture comme un acte de résistance. Oui, la peinture crée des images qui résistent au flux d’images existant. Le temps de la peinture est différent de celui de la photographie, de la télévision. La peinture n’est pas un simplement enregistrement du réel… Elle a plus à voir avec la mémoire, la durée, l’émotion, elle donne des images plus persistantes ».

Le liseur du 6h27 – Jean-Paul Didierlaurent (2014)

Et si nous nous autorisions un instant de tendresse ?

Guylain Vignolle, victime de la contrepèterie « Vilain Guignol » en raison de son malheureux patronyme, est un être invisible. Comme beaucoup, il partage son existence entre un travail harassant à l’usine, des soirées solitaires dans un logement exigu et ses longs trajets dans les transports en commun.

Guylain Vignolle participe à la destruction massive et mécanique de livres dans une usine sans âme. Responsable du bon fonctionnement de la Zerstor 500, monstrueuse machine ayant pour fonction de détruire les livres, il déteste son emploi. Face à ce travail sinistre, Guylain recherche un peu de lumière et parvient à créer un espace de tendresse et de respiration dans le RER de 6h27. Ainsi, il déclame à haute voix quelques pages de livres rescapés de la Zerstor 500. Ces voyages lui permettent de continuer à faire vivre, l’espace de quelques instants, des livres oubliés voués à l’anéantissement.

Ces lectures lui permettent de rencontrer des personnes, plus tendres les unes que les autres, et vont lui apporter un nouveau souffle dans son existence morose.

Porté par une écriture fluide, ce court roman de Jean-Paul Didierlaurent offre un joli moment de simplicité et de tendresse. Je ne peux que vous le conseiller pour s’échapper quelques instants du quotidien !

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Yvon pouvait rester de longues minutes sans dire un mot, tout entier accaparé par ses lectures. Ses silences étaient pleins. Guylain pouvait s’y glisser comme dans un bain tiède »

Là d’où je viens a disparu – Guillaume Poix (2020)

Et si nous évoquions un roman choral ?

Guillaume Poix nous interroge sur le monde en parcourant de multiples continents à la rencontre de familles plus uniques les unes que les autres. Pour autant, sont-elles si différentes ?

Litzy, salvadorienne clandestine, reconnaît chaque jour, la chance donnée à son fils, Zach, d’être né sur le sol américain. En France, Pascal et Hélène, ont choyé leur enfant en lui transmettant leurs valeurs et en l’aidant à construire son avenir. Pourtant, Jérémy va choisir une route impensable en s’associant à un mouvement identitaire.

À Salvador, Marta, a élevé ses deux fils, Luis et Fabio. Désormais, ils n’ont plus qu’une seule idée en tête : fuir. Fabio a déjà pris la route vers les Etats-Unis, c’est au tour de Luis, jeune père de famille, de tenter l’impossible pour construire un avenir à ses proches. Portée par une force inouïe, Angie, elle aussi, tente de partir. Son parcours d’exil sera semé d’embuches de la Somalie à la France…

Le roman tisse sa toile à travers ces familles disséminées d’un continent à l’autre et nous pose finalement une question centrale : Qu’est-ce-que les parents transmettent à leurs enfants ? La force et l’importance de ce lien unique semblent tout bouleverser. Pourtant si la transmission existe, elle se confronte à la dureté de la vie.

Au-delà de révéler la force des rapports filiaux, Guillaume Poix nous dresse un témoignage fort du parcours d’exil des réfugiés.

Un roman puissant avec une écriture presque viscérale qui plonge le lecteur dans une émotion brute et intense. Guillaume Poix, pour cette rentrée littéraire, porte une voix forte dans l’éveil des consciences !

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour l’envoi de ce livre

Là d’où je viens a disparu par Guillaume Poix

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Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citation :

« Je trouve indécent d’exister encore, d’éprouver de la faim ou du désir, je suis dégoûté par la vie qui continue de couler en moi comme le fleuve continue là-bas de charrier d’autres corps coupables d’espérer »

Ásta – Jón Kalman Stefánsson (2017)

Et si nous nous plongions dans la littérature islandaise ?

A Reykjavik, au début des années 50, un amour vertigineux et passionnel unit Sigvaldi et Helga. Helga, d’une beauté incandescente, a choisi de vivre intensément. De cette union naît Ásta qui signifie Amour à une lettre près. Son prénom trouve son origine dans la littérature islandaise.

Sa mère, Helga, passionnée et excessive, ne parvient pas à s’acclimater à une vie conventionnelle. Le destin d’Ásta s’en trouve profondément bouleversé. Abandonnée par sa mère, elle trouve un refuge réconfortant et protecteur dans les bras de sa nourrice.

Adolescente rebelle, Ásta est envoyée dans les profondeurs des terres islandaises pour apprendre les travaux de la ferme. Son dur labeur s’accompagne de rencontres bouleversantes dont Joseph, son premier amour.

Le portrait d’Ásta se tisse, au fil des pages, à travers les reflets des êtres qui ont marqué sa vie. Entre la douceur de sa nourrice, les échecs de son père et l’absence de sa mère, Ásta a essayé de trouver sa place. Ces destinées interdépendantes permettent de mieux appréhender tous les contrastes de la personnalité d’Ásta.

Cette rencontre avec Ásta construite avec des retours en arrière chronologique, semble dépendante de ces morcellements. Parfois perdue par le fil narratif exigeant, j’ai toutefois apprécié la voix de ses proches qui font écho à sa propre trajectoire de vie.

Ce portrait d’Ásta est incandescent. Porté par une écriture lumineuse, ce livre est un bel éloge au sentiment amoureux dans toute sa complexité et sa diversité. Ces amours passionnés, parfois soulevés ou détruits par les tempêtes islandaises, sont retranscrits avec une grande beauté durant tout le roman.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Celui qui n’est jamais sorti en août sous la clarté de l’astre de la nuit quand les montagnes n’ont plus rien de terrestre, que la mer s’est changée en miroir d’argent et les touffes d’herbe en chiens endormis – celui-là n’a jamais vraiment vécu et il faut qu’il y remédie »

« L’amour est à la fois aveugle et cruel et que, par conséquent, un seul même chemin mène au bonheur et au désespoir »