Et si nous évoquions un récit mêlant fiction et réalité ?
Chaque écrivain rêve de trouver l’inspiration et un carnet peut insuffler parfois cet élan littéraire.
En convalescence après un long séjour à l’hôpital, Sidney Orr découvre dans une charmante et minuscule papeterie, tenue par Monsieur Chang, un carnet bleu plein de promesses. Il fait l’acquisition de ce carnet sans prétention mais qui lui redonne l’envie d’écrire.
Lorsqu’il regagne son appartement new-yorkais et que les premiers mots jaillissent sur le papier un torrent d’inspiration l’inonde tout d’un coup.
Sidney Orr retrouve ainsi cette frénésie littéraire qui l’avait quitté et débute une captivante fiction.
Son personnage s’appelle Nick Bowen, il est éditeur et vit également à New-York. Enlisé dans une routine conjugale et un travail qui l’ennuie, il ressent une attirance pour une autre femme. Lorsqu’il échappe de justesse à la mort, Nick décide de recommencer sa vie et de prendre un aller simple pour Kansas City. Lors de son voyage, il lit un manuscrit « La nuit de l’Oracle », le roman oublié d’une écrivaine décédée.
Ainsi, dans ce roman se mêle trois personnages et plusieurs récits.
Tels des poupées russes, les trois romans vont s’entrêmeler et se répondre mutuellement avec une grande fluidité. Paul Auster nous transporte entre réalité et fiction et nous fait découvrir des personnages aux contours remarquables.
Avec beaucoup d’ingéniosité, il interroge son lecteur sur le rapport au hasard, au destin et au processus de création littéraire.
Avec une grande puissance narrative, Paul Auster nous offre un livre captivant. Je reste séduite par cette première découverte et j’ai hâte de me plonger davantage dans son oeuvre.
Ma note :
Citations :
« C’était au meilleur des temps, c’était au pire des temps, c’était l’âge de la sagesse, c’était l’âge de la sottise, c’était l’époque de la foi, c’était l’époque de l’incrédulité, c’était la saison de la Lumière, c’était la saison des Ténèbres, c’était le printemps de l’espérance, c’était l’hiver du désespoir, nous avions tout devant nous, nous n’avions rien devant nous… »
« Les pensées sont réelles, disait-il. Les mots sont réels. Tout ce qui est humain est réel et parfois nous savons certaines choses avant qu’elles ne se produisent, même si nous n’en avons pas conscience. Nous vivons dans le présent, mais l’avenir est en nous à tout moment. Peut-être est-ce pour cela qu’on écrit, Sid. Pas pour rapporter des événements du passé, mais pour en provoquer dans l’avenir »
