L’assommoir – Emile Zola (1877)

Et si nous évoquions une des oeuvres les plus intenses de la série des Rougon-Macquart ?

Oeuvre emblématique du cycle des Rougon-Macquart, l’assommoir évoque la déchéance progressive et inéluctable de Gervaise.

Dans une chambre exiguë, Gervaise Macquart vit avec ses deux enfants Etienne et Claude nés de son union avec Lantier, un homme manipulateur et malhonnête. Lorsque Lantier la quitte brutalement en lui laissant la charge de leurs enfants, Gervaise trouve le courage de subvenir à ses besoins et devient blanchisseuse. Cet emploi modeste lui offre, à force de travail, un semblant de stabilité.

Dans sa nouvelle vie indépendante, Gervaise rencontre Copeau, un ouvrier travailleur et sobre qui lui propose de partager une vie modeste. Gervaise se laisse convaincre et décide de fonder une famille avec cet homme compréhensif qui accepte ses deux enfants. Elle bâtit une vie paisible avec Copeau et accède à la réussite mais l’implacable déterminisme de son milieu la rattrape.

Avec géni, Emile Zola expose le poids héréditaire et social qui engloutit Gervaise. Entre misère, alcoolisme et violence, nous assistons à sa chute progressive et inexorable.

Lors de ma relecture de ce roman, j’ai été à nouveau bouleversée par l’inévitable effondrement d’une femme face à son milieu. Je ne peux que vous inciter à découvrir ce récit profond, sombre, d’une force incroyable porté par la plume magistrale d’Emile Zola.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Coup de ❤

Citations :

« Pendant un printemps, leurs amours emplirent ainsi la forge d’un grondement d’orage. Ce fut une idylle dans une besogne de géant, au milieu du flamboiement de la houille, de l’ébranlement du hangar, dont la carcasse noire de suie craquait. Tout ce fer écrasé, pétri comme de la cire rouge, gardait les marques rudes de leurs tendresses »

« Son rêve était de vivre dans une société honnête, parce que la mauvaise société, disait-elle, c’était comme un coup d’assommoir, ça vous causait le crâne, ça vous aplatissait une femme en moins de rien »

Moi, Tituba sorcière… – Maryse Condé (1986)

Et si nous assistions au procès dune sorcière de Salem ?

Inspiré de la vie de Tituba, ce roman nous emporte à la rencontre d’une esclave devenue sorcière.

Née à la Barbade, Tituba semble prédestiner à un destin tragique. Fille d’esclave, elle doit apprendre à survivre seule. Man Yaya, guérisseuse, l’initie aux pouvoirs des plantes et elle parvient peu à peu à parler aux morts. Elle trouve auprès de ces « invisibles » aide et soutien.

Par amour, Tituba quitte sa Barbade natale pour Boston. Ce bouleversement l’emporte loin de ses proches défunts. Isolée, elle ne parvient plus à communiquer avec eux. Puis, elle doit survivre à Salem. Sa différence et ses pouvoirs susciteront la méfiance d’une communauté puritaine. Accusée de sorcellerie, elle devra en tant que femme noire faire face à un destin implacable.

Maryse Condé redonne de la voix à un personnage oublié de l’histoire. Largement imaginé par Maryse Condé, Tituba impétueuse et compassionnelle revit sous sa plume. Portée par la révolte émanant de ce récit, j’ai été transportée par le début du roman mais je me suis légèrement essoufflée sur la fin.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citations :

« Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos coeurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Ils sont là, partout autour de nous, avides d’attention, avides d’affection. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles ».

« Il éclata de rire à nouveau. Mon dieu, comme cet homme savait rire ! Et à chaque note qui fusait de sa gorge, c’était un verrou qui sautait de mon coeur ».

Gros-Câlin – Romain Gary (1974)

Et si nous parlions d’un récit humoristique déroutant ?

Avec ce premier roman sous le nom de plume Emile Ajar, Romain Gary avec son humour mordant dresse le portrait d’un homme seul et incompris.

Afin de rompre sa solitude, Michel Cousin fait l’acquisition d’un « python » qu’il prénomme « Gros-Câlin ». Il croit percevoir dans cet animal de compagnie atypique l’affection et la tendresse qu’il recherche. Ce modeste employé de bureau n’hésite pas à parader avec son python dans la rue afin d’attirer les regards et parler avec des inconnus. Grâce à l’animal, il parvient aussi à échanger avec Mlle Dreyfus, une femme qu’il rencontre dans l’ascenseur chaque jour et dont il est tombé amoureux.

Cependant, Michel doit faire face à un dilemme cornélien lorsqu’il s’attache à la souris qui doit nourrir « Gros-Câlin ».

Cette fable invraisemblable et loufoque dresse le portrait sensible d’un homme paralysé par le regard implacable d’autrui. La description d’un être incompris broyé par un malaise existentiel et son rapport aux autres est parfaitement mené par Romain Gary durant tout le récit.

Même s’il ne s’agit pas de mon roman préféré de son oeuvre, j’ai aimé comment l’auteur parvient à mélanger rire et émotion. Je vous recommande cette rencontre tendre et fantasque avec un homme rongé par la solitude jusqu’à la folie.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citations :

« Il y a dix millions d’usagés dans la région parisienne et on les sent bien, qui ne sont pas là, mais moi, j’ai parfois l’impression qu’ils sont cent millions qui ne sont pas là, et c’est l’angoisse, une telle quantité d’absence ».

« On ne sait pas assez que la faiblesse est une force extraordinaire et qu’il est très difficile de lui résister ».

« La tendresse a des secondes qui battent plus lentement que les autres ».

George Sand, Fille du siècle – Séverine Vidal et Kim Consigny (2021)

Et si nous faisions le portrait de George Sand ?

Avec un roman graphique captivant, Séverine Vidal et Kim Consigny dressent le portrait d’une femme libre aux convictions politiques et artistiques fortes.

Née en 1804, Aurore Dupin a dû trouver sa place dans une société régie par les hommes. Elle casse les codes de son genre, porte avec aisance le pantalon, fume, se sépare de son mari et vit intensément ses passions amoureuses ou artistiques.

Aurore n’a qu’une seule idée en tête : écrire. Pourtant, en tant que femme, cette ambition semble bien inaccessible. Elle va déjouer les obstacles, se donnera le nom de George Sand, un nom masculin, et parviendra à vivre de sa plume.

Cette bande dessinée étoffée dresse le portrait complet de George Sand de ses passions amoureuses à ses élans de liberté. Ces dessins nous transportent facilement à ses côtés dans sa quête d’émancipation amoureuse et intellectuelle.

Ce roman graphique porté par des dessins incisifs nous dévoile la vie d’une autrice admirable qui a su révolutionner son époque. Un vrai coup de coeur que je vous recommande de glisser sous le sapin !

Ma note :

Note : 5 sur 5.

La solitude Caravage – Yannick Haenel (2019)

Et si nous mêlions art et littérature ?

Foudroyé par le portrait de Judith de Caravage, Yannick Haenel a été envouté adolescent par ce tableau aussi sensuel que réaliste.

A travers une analyse méticuleuse des oeuvres du Caravage, l’auteur présente ce peintre mythique aussi talentueux que scandaleux. Il décrit avec précision le réalisme de ses toiles, la lumière de ses tableaux, la relation du Caravage avec Dieu ou encore son rapport à la mort.

Avec beaucoup d’érudition,Yannick Haenel nous emporte sur les traces du Caravage de Rome à Naples et délivre une analyse personnelle de son rapport au peintre.

Si j’ai trouvé les propos parfois verbeux, j’ai aimé le regard porté par l’écrivain sur l’oeuvre de cet artiste et sa passion communicative pour son art.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citations :

« En un sens, durant cette nuit consumée dans l’attente d’une femme, et dans le feu exaspéré des livres dont je tournais les pages avec la vitesse d’un dément, j’ai tout vu du Caravage »

« La nuit n’est peut-être que la paupière du jour ; il nous enjoint de lever haut notre coupe remplie d’un vin d’amour, et de la vider jusqu’à la lie »

« Les peintres nous ouvrent à la consistance du visible; alors que la sensibilité s’épaissit et que les ténèbres ne cessent de l’engraisser, regarder aujourd’hui de la peinture élargit notre révélation du monde jusqu’à une opulence inespérée »

Le premier amour – Sándor Márai (1928)

Et si nous parlions d’un huis clos mélancolique ?

Un professeur asocial choisit comme destination de vacances une station thermale triste et dépeuplée. Depuis plusieurs années, il n’a pas quitté son appartement niché dans une petite ville hongroise.

Afin de sortir de son quotidien et surtout de lui-même, il décide de séjourner dans cette station qu’il avait connu dans sa jeunesse et qui n’a fait que péricliter avec le temps. Ce séjour brise ses habitudes et lui permet de rencontrer Àgoston Timár, un secrétaire bien mystérieux venu de Budapest. S’il juge tout d’abord l’homme grossier, il finit par voir en lui un confident.

Transformé inconsciemment par cette rencontre, il débute une nouvelle année scolaire et retrouve sa vie étriquée de Province. Pourtant, le taciturne professeur de latin s’enlise en proie à de profonds bouleversements intérieurs…

Sous forme d’un journal intime, Sándor Márai dresse le portrait d’un personnage au mal-être abyssal. Rongé par la solitude, il est passé à côté de sa vie. La prise de conscience de son existence ratée le fait vaciller jusqu’à lui faire perdre complètement pied.

Premier roman de Sándor Márai, ce récit fort évoque avec justesse le poids de la solitude et de la vieillesse. J’ai beaucoup aimé ce texte qui présente déjà la quintessence de la plume de cet écrivain hongrois énigmatique.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Ce qui m’intéresse c’est l’autre solitude : celle qui est comme la gale, qui se lit dans le regard, se trahit dans la démarche et les mouvements, qui marque la peau ».

« Je ne crois pas à la fatalité. L’homme fabrique lui-même sa vie »

« Je suis triste. Pourquoi ? Pour qui ? Je suis incapable de le dire. C’est une tristesse tellement paisible, tellement calme. Il y a quelque chose en elle qui fait du bien. Elle envahit tout. Je dors tristement. Je mange tristement. C’est comique mais c’est ainsi. Que faire ? Je suis triste quand je suis au milieu des gens. Et triste quand je rentre chez moi. Pas « désespéré », pas « indifférent », pas « las de vivre ». Non. Triste. Que m’arrive t-il ? (…) Cette tristesse est un sentiment étrange et paisible. Elle contient comme une attente sceptique. Ma journée tout entière en est remplie. Quand on me demande « comment allez-vous ? », impossible de répondre : « Je suis triste. » Ce n’est pas une réponse. Mais c’est la vérité. C’est pourquoi je l’écris ici ».

Le Maître et Marguerite – Mikhaïl Boulgakov (1967)

Et si nous parlions d’un classique inégalable ?

Critique du régime soviétique, ce roman puissant aux multiples facettes nous transporte dans un univers aussi fantastique que poétique.

L’oeuvre s’ouvre au bord des étangs du Patriarche en plein coeur de Moscou. Berlioz, éditeur et Ivan, écrivain se font face. Ils sont en désaccord sur un poème antéchrist commandé à Ivan par Berlioz. Un homme mystérieux et inquiétant se mêle à leur conversation et révèle à Berlioz sa mort accidentelle imminente.

Profondément bouleversé par cette rencontre divinatoire, Ivan est confronté à la réalité de cet homme impénétrable nommé Woland qui représente Satan en personne. Incompris, il est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Cet asile semble être le dernier rempart pour un sain d’esprit dans un monde broyé par le régime soviétique.

Le mystérieux W. et sa clique diabolique viennent alors semer le désordre dans tout Moscou. Dans leur périple, il libère la flamboyante Marguerite, une femme puissante et dévouée aux autres qui n’a qu’une seule volonté retrouver son grand amour, le Maître…

Ce récit flamboyant et transgressif mêle des ressorts comiques et une profonde poésie. J’ai été profondément marquée par cette oeuvre complexe aux références multiples qui nous plonge dans l’intimité de la vie de son auteur, Mikhaïl Boulgakov.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune organisée par @antastasialit . Je ne peux que vous recommander son travail qui nous permet d’éclairer profondément cette oeuvre.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« L’amour a surgi devant nous comme un assassin peut surgir de sous la terre dans une ruelle et il nous a frappés tous les deux. Comme on peut être frappé par la foudre, comme on peut être frappé par un poignard ! Après, cela dit, elle m’a affirmé que ce n’était pas comme ça, que ça faisait longtemps que nous nous aimions, sans nous connaître, sans nous être jamais vus, et qu’elle vivait avec un autre homme… ».

« Celui qui a erré dans ces brouillards, qui a beaucoup souffert avant de mourir, qui a volé au-dessus de la terre, portant un poids insupportable, il ne le sait que trop. Il le sait, l’homme qui est épuisé. C’est sans regret qu’il quitte les brouillards de la terre, ses petits marécages et ses rivières, et qu’il se livre, le coeur léger, dans les bras de la mort, sachant qu’elle est la seule qui… »

Réinventer l’amour – Mona Chollet (2021)

Et si nous placions nos réflexions féministes dans la sphère du couple ?

« Le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut accueillir l’éternité », Alain Badiou

A nouveau, avec une plume précise, documentée et efficace, Mona Chollet interroge le couple sous le poids de la société patriarcale.

Mona Chollet revient sur la conception de l’amour véhiculée par les oeuvres littéraires, cinématographiques ou artistiques dans nos sociétés pour appuyer son propos. Elle met en avant que l’infériorité des femmes est la base de notre idéal romantique. Cette femme parfois mutique, pourvoyeuse de soins, soumise à la domination masculine reste un modèle autour de nous. Mona Chollet multiple les exemples comme l’attrait et les stéréotypes récurrents autour de la femme asiatique. Elle interroge aussi les violences conjugales et la fascination de certaines femmes pour les criminels représentant une masculinité exacerbée.

Cet essai met en lumière comment, sans même en avoir conscience, une éducation, une culture viennent imprégner notre conception de l’homme et de la femme et notre vision de l’amour.

Un exposé passionnant où Mona Chollet étudie les rôles prédéfinis de l’homme et de la femme et aborde des sujets épineux. Cette essai ouvre de nouvelles perspectives et nous propose une autre conception de l’amour.

Un essai féministe enrichissant à remettre entre toutes les mains…

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Si vous êtes un Artiste Tourmenté, vous avez une excuse pour mal vous comporter avec vos partenaires amoureux, vos enfants, tout le monde. Vous avez la permission d’être exigeant, arrogant, impoli, cruel, antisocial, pompeux, colérique, caractériel, manipulateur, irresponsable et/ou égoïste. Si vous vous conduisiez ainsi en étant concierge ou pharmacien, on vous considérerait à juste titre comme un pauvre crétiin. Mais, en tant qu’Artiste Tourmenté, vous avez droit à un sauf-conduit parce que vous êtes à part. Parce que vous êtes sensible et créatif. Parce qu’il vous arrive de créer de jolies petites choses ».

« Etre amoureux n’est pas nécessairement aimer. Etre amoureux est un état ; aimer, un acte »

« en abreuvant les filles et les femmes de romances, en leur vantant les charmes et l’importance de la présence d’un homme dans leur vie, on les encourage à accepter leur rôle traditionnel de pourvoyeuses de soins ».

Vox – Christina Dalcher (2018)

Et si nous évoquions une oeuvre dystopique ?

Dans ce roman, Christina Dalcher imagine un monde où les femmes sont bâillonnées par une société masculine dominatrice et absolue.

Comme toutes les femmes, Jean McClellan porte désormais un bracelet innocent au poignet. Pourtant, celui-ci a une fonction glaçante, il s’agit d’un compteur de mots. Depuis la montée au pouvoir d’un parti extrémiste, toutes les femmes sont limitées par jour à cent mots. Si jamais elles enfreignent la règle, une décharge électrique d’une grande violence vient les rappeler à l’ordre. Sonia, la fille de Jean a désormais peur de prononcer le moindre mot.

Assujetties, les femmes sont cantonnées à leur rôle de mère et d’épouse. Depuis l’avènement du nouveau régime, elles ne peuvent plus travailler et sont assignées aux tâches domestiques.

Brillante docteur en neurosciences, Jean est appelée par le gouvernement pour venir en aide au frère du Président. Elle voit dans cette mission le moyen de libérer sa fille mais va découvrir l’impensable. Quand elle se rapproche du pouvoir, elle perçoit la révolte qui sommeille en elle…

Un récit résolument féministe qui décrit une société cauchemardesque. Si la thématique abordée me semblait prometteuse je n’ai pas réussi à être captivée par ce récit qui a manqué selon moi de densité.

Ma note :

Note : 1.5 sur 5.

La Cousine Bette – Honoré de Balzac (1846)

Et si nous parlions d’une vengeance impitoyable ?

Lisbeth Fischer dit « La Cousine Bette » est une femme sèche et froide. Depuis son enfance, elle a toujours été transparente à côté de sa cousine Adeline aussi belle que vertueuse. Face à sa famille elle ne laisse rien transparaître et se positionne comme une confidente. Elle enfouit la jalousie lancinante qui la ronge.

La Cousine Bette a assisté au mariage d’Adeline et d’un baron, Hector Hulot. De cette union est née deux enfants, Hortense et Victorin. Sous cette image conjugale et familiale parfaite se dissimule les penchants du baron Hulot pour les femmes. Il dilapide la fortune familiale à travers des dépenses dispendieuses pour ses maîtresses. Son désir ne semble jamais assouvi.

Lorsque Lisbeth Fischer se lit d’amitié avec Valérie Marneffe, une courtisane mariée prête à tout par ambition, elle croit entrevoir l’instrument de sa vengeance. La Cousine Bette parviendra-t-elle à concrétiser son élan irrésistible de revanche ?

Je ne peux que vous recommander ce roman de moeurs machiavélique. Cette oeuvre de la comédie humaine conjugue une intrigue entrainante avec de nombreux personnages sombres et fascinants. J’ai été emportée par les interactions entre les personnages et le rythme effréné du récit.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citation :

« L’amour et la haine sont des sentiments qui s’alimentent par eux-mêmes ; mais, des deux, la haine a la vie la plus longue. L’amour a pour bornes des forces limitées, il tient ses pouvoirs de la vie et de la prodigalité ; la haine ressemble à la mort, à l’avarice, elle est en quelque sorte une abstraction active, au-dessus des êtres et des choses »