Des esseintes – Éléonore Ghiuritan (2026)

Et si nous évoquions le culte de la perfection ?

Par une référence subtile à la tortue de Des Esseintes dans l’œuvre de Huysmans, Éléonore Ghiruritan interroge notre image du corps.

Adolescente brillante entourée d’une famille aimante, Marine dissimule une grande fragilité. Quand elle rentre au lycée, elle sait qu’il faut assimiler les codes sociaux pour s’intégrer. Elle parvient à se rapprocher de Juliette et Zoé, deux adolescentes populaires, qui lui confèrent une aura d’invisibilité.

Quand elle rencontre sa professeure de français le jour de la rentrée des classes, elle est immédiatement fascinée par sa prestance et l’érige en idéal. Pourtant, les mécanismes insidieux de pouvoir et de domination ébranlent son estime d’elle-même. Parviendra-t-elle à se libérer d’un idéal esthétique mortifère ?

Au-delà du culte de l’apparence, Éléonore Ghiruritan dessine les ressorts pernicieux qui façonnent l’image du corps. Marine use ainsi de son corps pour reprendre une forme de contrôle sur sa vie. Si je n’ai pas été conquise par la plume, ce livre se construit comme le témoignage d’une adolescente et révèle, avec une clairvoyance remarquable, les ravages des violences psychologiques.

Ma note

Note : 2 sur 5.

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