Et si nous étions happés par la puissance du souvenir ?
Grâce à sa grande sensibilité, Clémentine Mélois fait surgir avec mélancolie les souvenirs d’un amour évanoui.
Après une rupture douloureuse avec Tristan, Émilie est contrainte de déménager. Alors que les objets s’entassent dans ses cartons, chacun d’eux lui arrache quelques larmes ou un sourire et la propulse des années en arrière.
Elle remonte ainsi le fil de son enfance jusqu’à cette relation amoureuse qui l’a profondément marquée. Avec délice, elle se remémore l’euphorie de sa rencontre avec Tristan, puis dessine les fissures du quotidien et révèle la distance impalpable qui se creuse avec les années. Ces objets deviennent alors l’incarnation de son passé et lui permettent de conserver toute la force de ses souvenirs. Et si, à travers ces petites choses éparses, elle parvenait à comprendre et à réparer ?
Clémentine Mélois nous aide à percevoir le monde autrement et parvient à faire écho à nos propres pensées et émotions. J’ai été conquise par ce texte d’une tendresse infinie. Je ne peux que vous recommander cette petite merveille littéraire qui entremêle fantaisie et douceur et nous touche en plein cœur.
Ma note
Citations
« Elle s’attache alors à un objet, souvent dérisoire, qui sert de pont entre le visible et l’invisible. En se posant sur un caillou, l’histoire en fait une pierre précieuse ».
« Les grands drames comme les petites joies se décolorent avec le temps et quoi qu’il se passe dans nos vies, rien ne change vraiment : passent les jours et les semaines, sous le pont Mirabeau coule toujours la Seine ».