Et si nous rencontrions trois intellectuels ?
Façonné par une imposante documentation, ce récit propose de nous faire vivre une rencontre singulière entre trois personnalités fascinantes.
Face à l’inquiétante montée en puissance du nazisme en Europe, Zweig puis Freud ont été contraints à l’exil. Meurtris par leur départ d’Autriche, ils se sont réfugiés à Londres. Dalí, qui voue un véritable culte à Sigmund Freud, réussit à convaincre Zweig d’organiser une rencontre en usant de l’influence d’Edward James, un mécène et poète britannique.
Le 19 juillet 1938, ils partagent un moment hors du temps au domicile de Freud, où ils rencontrent également sa fille, Anna, qui s’inscrit dans la trajectoire de son père et pratique la psychanalyse. Tandis que Zweig et Freud s’inquiètent de l’avenir du monde, Dalí, accompagné de sa femme Gala, multiplie les extravagances. Il trépigne de révéler à son idole une de ses toiles La Métamorphose de Narcisse et s’inquiète du jugement du célèbre psychanalyste sur son œuvre et sa personnalité. Que révélera cette rencontre entre trois hommes que tout oppose ?
J’étais curieuse de découvrir cet échange et les personnalités d’Anna et de Gala m’ont particulièrement intéressée. J’ai aimé en apprendre davantage sur leurs parcours et me suis délectée de l’excentricité de Dalí, mais je n’ai pas été totalement emportée par la retranscription romanesque de ce moment historique. Malgré mon vif attrait pour la thématique abordée, ce livre n’a, pour ma part, pas suscité beaucoup d’émotions.
Ma note :
Citations
« La politique n’est qu’une excuse pour dissimuler ses pulsions quand on n’a pas le courage de les assumer ».
« Elle s’est souvent demandé qui a inventé ces calendriers, dont la cruauté désinvolte vous enjoint d’arracher chaque jour le papier de son bloc et de le froisser. De jeter le temps »