L’eau des miroirs – Christian Bobin (2026)

Et si nous parlions de poésie ?

Écrit en 1970, ce récit de jeunesse de Christian Bobin montre les prémisses de son œuvre. La mise en lumière de ce texte égaré nous permet d’entrevoir toute la beauté d’un amour hanté.

À travers une voix féminine vibrante, Christian Bobin nous parle d’un amour secret et tumultueux. Lorsque la narratrice rencontre un écrivain entouré de livres, la force de son attirance est indéniable. Ils entament une passion faite de chair et de mots. Mais lorsque l’amour s’enfuit, elle reste anéantie par le chagrin et se meurt. Peut-on survivre à l’absence ?

Lecture délicate qui nous laisse en suspension, ce texte invite à la contemplation et nous propose de nous isoler du monde. Avec une écriture sensorielle tournée vers la nature, Christian Bobin nous propulse dans une atmosphère charnelle et poétique.

Ma note

Note : 3 sur 5.

Citations

« Je me promenais au milieu de tes paroles, comme dans une maison au réveil, lorsque subsistent les pétales et le désordre des rires de la veille ».

« L’absence est un vide, un vertige qui n’en finit pas de tenter, un gouffre que rien ne signale, qui ne donne sur aucune terre, sur aucun sol, qui ne finit ni ne commence rien, rien . »

« Le monde n’est rien que l’intervalle entre une beauté et une autre, que le temps nécessaire pour le désir de se reprendre, de reprendre son souffle. Tout est pourpre, sanguin ».

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