Alors c’est bien – Clémentine Mélois (2024)

Et si nous rendions hommage à une vie anticonformiste ?

Dans ce récit lumineux et fantasque, Clémentine Mélois rend un hommage vibrant à son père.

Célèbre artiste plasticien, Bernard Mélois s’est construit autour de ses sculptures et grâce à la relation indéfectible qu’il partageait avec sa femme. Son amour viscéral pour ses filles n’a cessé de croître au fil des années. À son décès, Clémentine Mélois décrit avec admiration la personnalité singulière de son père et l’hommage déchirant rendu par ses proches. En recouvrant le cercueil de bleu, la famille choisit un symbole fort pour refléter sa vie excentrique. Parviendront-ils à restituer la mémoire de leur père et les souvenirs partagés ?

J’ai beaucoup aimé la tendresse qui transparaît de ce portrait. Bernard Mélois a su cultiver avec force et espièglerie une vie d’artiste. Un roman sur la vie, la mort et l’amour qui irradie d’une lumière sublime.

Ma note

Note : 4 sur 5.

Citations

« Le couple que formaient mes parents, c’est La Promesse de l’aube, de Romain Gary : « On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. » Lorsque j’étais enfant, je n’avais aucun doute sur le fait qu’une fois adulte, je vivrais dans la plus idéale complicité avec quelqu’un qui m’aime sans condition. Tout comme, en voyant les seins identiques et parfaits des danseuses du Crazy Horse à la télévision les soirs de réveillon, j’étais convaincue que, plus tard, j’en aurais de pareils. Pour les seins comme pour l’amour, la vie nous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient pas toujours »

Comme l’écrivait Proust à la fin de la Recherche : « Nos plus grandes craintes, comme nos plus grandes espérances, ne sont pas au-dessus de nos forces, et nous pouvons finir par dominer les unes et réaliser les autres ».

« Ceux qu’on aime souffrent et meurent, et on se surprend à rire encore. Le chocolat est délicieux. Le champ de lin n’a rien perdu de sa beauté, la clématite sauvage croule sous les fleurs. Ca sent le maquis corse et la lande bretonne, les ronces larges comme des tuyaux d’arrosage promettent des mûres aussi grosses que des noix, on se dit qu’on pourra en faire des tonnes de confiture. Malgrè tout. »

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