Et si nous évoquions un premier roman particulièrement poignant ?
La caresse du Loup met des mots sur l’impensable.
Pleine de vie, Chloé a huit ans et partage avec sa famille des vacances en Bretagne. Lors de cet été ensoleillé, Chloé est victime d’une agression sexuelle commise par un ami de sa famille venu séjourner dans leur maison de vacances.
Ce lourd secret Chloé le partage avec une unique personne : sa soeur, Clara. Cette marque indélébile a mis un terme à son enfance et a transformé sa vie d’adulte. Le sourire de Chloé s’est évanoui à jamais et sa quête de reconstruction semble un chemin impossible. Et pourtant, Chloé avec l’aide de sa soeur va trouver au fil des années la force de mettre des mots sur son agression et le courage de se relever.
Des années plus tard, à l’annonce des faits, ses parents lui répondront « Ce n’est pas possible ! ». Ce sont les premiers mots qui forcent la barrière de leurs lèvres blêmes et confirment l’irréalité des faits vécus par Chloé. Et pourtant, après des années de combat, ces mots libérateurs et acérés seront enfin prononcés.
Avec une profonde sincérité, Catherine Robert revient sur la terrible destruction dont Chloé a été victime. Un roman qui se lit d’une traite, sans interruption, tant la parole est forte et puissante. Profondément ébranlée, je n’ai pas pu lâcher ce roman avant la dernière ligne. Si cette lecture difficile lève à nouveau le voile sur l’impensable, elle met aussi en exergue la relation fusionnelle qui relie deux soeurs.
Au-delà de cette violence inouïe, ce livre révèle la force de résilience et la puissance du lien de sororité.
Merci aux @ed_iconoclaste pour cet envoi !
Ma note :