Et si nous voyagions à Amsterdam au XVIIème siècle ?
Petronella Oortman dite « Nella » quitte son village natal situé dans la campagne néerlandaise pour rejoindre Amsterdam. Nella est introduite dans la demeure, sombre et mystérieuse, de son mari, qu’elle n’a jamais véritablement rencontré.
En effet, promise à un imminent marchant, Johannes Brandt, ce mariage lui donne accès à une vie citadine aisée.
Lors de son arrivée, son mari est absent. Marin, la soeur de Johannes Brandt, hautaine, lui réserve un accueil des plus froid.
Si la maison est immense et que l’opulence semble y régner, pour autant Marin s’obstine à poursuivre un mode de vie ascétique.
Nella, malgré les absences répétées de son mari, essaye de s’acclimater peu à peu à sa nouvelle vie. A sa grande surprise, Johannes, offre à sa femme, une maison de poupées reflet de leur propre demeure et l’invite à la décorer.
Pour combler son ennui, Nella décide d’engager un miniaturiste pour animer ce présent étonnant.
Très vite les objets qu’elle reçoit sont comme prémonitoires et poussent Nella à percer les mystères qui planent autour des membres de cette famille…
Une mise en abime réussie du monde réel. Jessie Burton fait le choix d’un décor miniature comme révélateur de lourds secrets…
Ainsi, Jessie Burton s’est inspirée d’une maison de poupées d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam pour construire son roman.
J’ai été délicieusement transportée dans cette demeure mystérieuse et j’ai aimé évoluer avec Nella et découvrir les facettes cachées des personnages mis en scène par Jessie Burton.
S’il existe, pour ma part, certaines lenteurs dans l’intrigue, j’ai apprécié l’atmosphère qui se dégage de ce livre et son originalité.
Un premier roman décidément réussi !
Ma note :
Citations :
« Un jour peut-être racontera-t-il comment tout a commencé, entre Marin et lui, et pourquoi – si l’un et l’autre ont vécu cet amour comme un pouvoir ou bien un abandon, si leurs cœurs communiaient librement et en toute légèreté, ou si le temps avait fait de cet amour un fardeau »
« Quand on connaît vraiment une personne, Nella – quand on perce à jour les gestes aimables et les sourires, quand on vit la rage et la peur pitoyable cachées en chacun de nous -, le pardon est la clé. Nous avons tous désespérément besoin d’être pardonnés. »