Pitié pour les femmes – Henry de Montherlant (1936)

Et si nous retrouvions un écrivain agaçant ?

Avec ce deuxième volet de la série, nous redécouvrons un Pierre Costals toujours aussi odieux.

Egoïste et machiste, Pierre Costals s’est épris d’une jeune et jolie parisienne, Solange. L’inexpérience de la jeune femme le ravit et lui offre la possibilité d’user de son pouvoir. Conquis par son charme et sa jeunesse il n’en demeure pas moins méprisant envers Solange et lui reproche son manque d’intellect. Sous ses airs amoureux, son inconsistance et sa suffisance continuent à guider cette relation vouée à l’échec. S’il dénigre la femme il commence à tisser une relation respectueuse avec son père.

Andrée, pleine d’admiration pour l’écrivain, réapparait également dans ce second volume. Malgré les rejets successifs de Pierre Costals, Andrée continue inlassablement à lui témoigner ses sentiments.

Dans la lignée du premier livre, la plume cruelle et amère d’Henry de Montherlant continue à marquer les esprits. Un livre dérangeant qui ne cesse de dénigrer les femmes. Si le cynisme frôle la mysogynie, je reste interloquée par son oeuvre.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citations :

« La jeunesse se passe à aimer des êtres qu’on ne peut posséder que mal (par timidité), et l’âge mur à posséder des êtres qu’on ne peut aimer que mal (par satiété) ».

« Les femmes ne cessent de réclamer jusqu’à ce qu’on leur ait donné quelque chose. Mais on peut leur donner n’importe quoi. Par exemple, cette pitié. D’ailleurs les hommes vous la donnent, mais sans s’en rendre compte. Ils appellent amour leur pitié. En gros, ce qui relie l’homme à la femme, c’est la pitié beaucoup plus que l’amour. Comment ne plaindrait-on pas une femme, quand on voit ce que c’est ? On ne plaint pas un vieillard : il est au terme de sa courbe, il a eu son heure. On ne plaint pas un enfant : son impuissance est d’un instant, tout l’avenir lui appartient. Mais une femme, qui est parvenue à son maximum, au point suprême de son développement, et qui est ça ! Jamais la femme ne se fût imaginée l’égale de l’homme, si l’homme ne lui avait dit qu’elle l’était, par “gentillesse« .

« Il disait toujours à ses femmes, dès leur premier rendez-vous : “La première qualité d’une amoureuse, c’est d’être ponctuelle. Tout le reste est bien secondaire.” Il l’avait dit à Solange. Il rendait compte, sur un carnet, des minutes de retard de ses amies, et, quand cela totalisait cinq heures,  il rompait, – du moins il rompait en principe. Non sans les avoir averties trois fois auparavant, au bout de deux, de trois et de quatre heures, en vertu d’un vieil adage des Arabes : “Avant de le tuer, avertissez trois fois le serpent.” Solange ne totalisait à ce jour, en six semaines, qu’une heure et sept minutes. Moyenne très honorable »

Rebecca – Daphné du Maurier (1938)

Et si nous partions à la rencontre du fantôme de Rebecca ?

Dans le Sud de la France, une jeune femme timide, discrète et presque insignifiante fait la connaissance de Maxim De Winter, un aristocrate influant. Sa prestance la charme immédiatement. Maxim est propriétaire du somptueux domaine de Manderley. Il vit seul depuis le décès de sa femme Rebecca. A la plus grande surprise de la jeune femme, Maxim la courtise jusqu’à lui demander sa main.

Lors de son installation à Manderley, la nouvelle Madame de Winter s’aperçoit, tétanisée, que le fantôme de la défunte Rebecca plane toujours sur le domaine.

Tout dans la demeure est à l’image de Rebecca : les rhododendrons dans le jardin, le parfum des fleurs, les objets et les meubles minutieusement choisis par la défunte ou la sélection des menus. Le souvenir de Rebecca hante la maison et les domestiques. L’inquiétante Mrs Danvers, la femme de chambre, ressuscite chaque jour sa mémoire.

Comment la nouvelle Madame de Winter parviendra-t-elle à trouver sa place ?

Véritable coup de coeur pour ce roman fascinant qui ensorcelle le lecteur. La plume de Daphné du Maurier conjugue avec un immense talent la finesse des descriptions, la complexité des personnages et une trame narrative envoûtante jusqu’à la dernière ligne.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Coup de ❤

Citations :

« Si seulement on pouvait inventer quelque chose, dis-je vivement, qui conserve un souvenir dans un flacon, comme un parfum, et qui ne s’évapore, ne s’affadisse jamais. Quand on en aurait envie, on pourrait déboucher le flacon et on revivrait l’instant passée« 

« L’avenir s’étendait devant nous, inconnu, invisible, autre peut-être que ce que nous désirions, que ce que nous prévoyions. Mais cet instant était assuré, on ne pouvait pas y toucher »

Thérèse Desqueyroux – François Mauriac (1927)

Et si nous évoquions le portrait d’une criminelle ?

Avec talent, François Mauriac dresse le portrait d’une femme, Thérèse Desqueyroux.

Thérèse a tenté d’empoisonner son mari. Suite à cette tentative de meurtre, une instruction est ouverte. Grâce à l’appui de son père et de son mari, une ordonnance de non-lieu est prononcée et Thérèse retrouve sa liberté.

Si Bertrand Desqueyroux a témoigné en sa faveur, il ne doute pas de la culpabilité de sa femme. Pour éviter le scandale et conserver la stature de la famille dans le village, il doit soutenir publiquement sa femme et revivre avec elle. Thérèse a retrouvé sa liberté aux yeux de la justice. Cependant, son mari décide de l’enfermer dans une des chambres de la maison.

Au-delà des mobiles du meurtre, François Mauriac dresse le portrait psychologique de cette femme complexe aux visages multiples, enfermée dans les conventions sociales. Finalement, c’est l’inadaptation au monde qu’interroge François Mauriac avec ce portrait d’un femme détachée, solitaire et mutique faisant face à ses passions intérieures.

Un très beau classique que je ne peux que vous recommander.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Un être était dans sa vie grâce auquel tout le reste du monde lui paraissait insignifiant ; quelqu’un que personne de son cercle ne connaissait ; une créature très humble, très obscure ; mais toute l’existence de Thérèse tournait autour de ce soleil visible pour son seul regard, et dont sa chair seule connaissait la chaleur ».

« Elle se lève, pieds nus ; ouvre la fenêtre ; les ténèbres ne sont pas froides ; mais comment imaginer qu’il puisse un jour ne plus pleuvoir ? Il pleuvra jusqu’à la fin du monde ».

Accordez-moi cette valse – Zelda Fitzgerald (1932)

Et si nous faisions la connaissance de Zelda Fitzgerald ?

Dans ce roman puissant, aux tonalités autobiographiques, nous rencontrons Zelda Fitzgerald sous le nom de son héroïne Alabama Beggs.

Élevée au sud des Etats-Unis, Alabama a grandi dans une famille aimante et conventionnelle. Sa mère n’a jamais cessé de la choyer et son père, juge, lui a inculqué des valeurs traditionnelles. Ses parents notamment son père se sont hissés comme de véritables repères dans sa vie. Peu à peu, Alabama voit ses soeurs ainées, Dixie et Joan, quitter la maison pour construire une famille.

À l’image de ses soeurs, elle rencontre David Knight et décide à son tour de fonder sa vie avec lui. Elle quitte sa maison d’enfance et voyage dans le cadre idyllique et ensoleillé de la Côté d’Azur. David Knight est un artiste et Alabama s’habitue à une vie fortunée et dispendieuse. Avec lui, elle construit un tout nouveau mode de vie bien loin de son éducation. Pourtant leur mariage connaît des failles et Alabama décide de se vouer à corps perdu dans la danse pour maîtriser ses émotions.

Écrit durant son internement en psychiatrie, Zelda Fitzgerald sous couvert de son héroïne raconte sa propre vie et son union fantasque avec Scott Fitzgerald. Entre gloire et décadence, leur couple fascine et Zelda Fitzgerald puise dans son expérience personnelle pour construire son roman.

J’ai été déroutée par ses mots aux connotations envoûtantes. À la fois décousue et pourtant fascinante, une plume étrange qui interpelle par sa force créatrice et autobiographique.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« Mais je vous préviens, dit-elle, je ne suis vraiment moi-même que lorsque je suis quelqu’un d’autre que j’ai doté de toutes ces merveilleuses qualités puisées dans mon imagination »

« Il semblait à Alabama que si elle atteignait son but, elle pourrait maîtriser les démons qui l’avaient jusqu’alors dominée – qu’en s’affirmant, elle trouverait la paix qu’elle s’imaginait être l’apanage de la maîtrise de soi – qu’elle serait capable, grâce au truchement de la danse, de commander ses émotions, d’évoquer l’amour, la pitié ou le bonheur, selon son désir, leur ayant ainsi frayé une voie de passage nouvelle par laquelle ils pourraient affluer ».

Aurélien – Louis Aragon (1944)

Et si nous évoquions l’amour au coeur du réel ?

Aurélien est ancien combattant battu et meurtri par son expérience des tranchées. Dans le Paris de l’après guerre, embrumé par ses souvenirs il erre désœuvré et rêve en un idéal amoureux. Bérénice est bien loin de ses espérances, quand il la rencontre, il la décrit comme « franchement laide ».

Bérénice est la cousine d’un de ses amis Edmond. Porté par sa jalousie, Edmond ne supporte pas que sa femme, Blanchette, soit sous le charme d’Aurélien. Il intrigue alors pour rapprocher Aurélien et Bérénice.

Le dégoût initial d’Aurélien pour Bérénice ne l’empêche pas, à sa plus grande surprise, de tomber fou amoureux d’elle. Au fil de leurs rencontres successives, cette évidence amoureuse est de plus en plus intense. Pourtant ils portent en eux un goût idéalisé et absolu de l’amour. L’épreuve du réel sera bien éloignée de leurs espérances et les conduira vers une terrible fatalité

Aragon nous interroge sur l’irrationalité et l’absolu du sentiment amoureux avec une plume d’une beauté cristalline.

Une tragédie amoureuse que je ne peux que vous inviter à découvrir ou (re)découvrir sans modération.

Note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Si tout cela n’était qu’une illusion de plus dans cette vie qui se poursuit, qui se prolonge, où l’enfance s’est abîmée, où la jeunesse lentement se brûle, et qui ne laissera plus tard que les traces d’amertume qui font les rides du coeur et du visage, les rides qu’elle imagine lentement naissantes au fond du miroir ? »

« Qui a le goût de l’absolu renonce par là au bonheur ».

« Ils évitaient de concert les mots attendus, les mots inutiles. Ils savaient tous les deux ce qui se débattait entre eux sans avoir à l’exprimer. Rien n’avait été dit, tout avait été dit »

Pour aller plus loin :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/trois-romans-damour-13-aurelien-de-louis-aragon

Ecoutons, Antastesialit qui en parle si bien…

Nuages flottants – Fumiko Hayashi (1951)

Et si nous voyagions dans un Japon en ruine ?

Yukiko rentre à Tokyo après un long séjour passé en Indochine. Elle va retrouver un pays marqué par la seconde guerre mondiale et profondément meurtri. Elle tente de retrouver l’homme qu’elle a tant aimé en Indochine et avec qui elle a entretenu une relation fusionnelle. Si elle parvient à le revoir, les modifications de Tokyo et le poids de la guerre ont considérablement bouleversé leur relation.

L’homme qu’elle a connu a retrouvé sa famille et tente de recommencer à vivre dans un pays dévasté par la défaite. Ses deux êtres unis par un amour passionnel en Indochine sont devenus des étrangers. Réussiront-ils à faire renaître leur relation sur les cendres d’un pays en ruine ?

Entre ivresse et misère, ce roman dévoile un amour déboussolé par la guerre. Porté par une jolie écriture, ce livre nous entraine dans une relation tumultueuse et malsaine. Si je n’ai pas été transportée totalement par l’intrigue marquée par quelques longueurs, je salue cependant ce roman d’une grande modernité avec un portrait de femme remarquable.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citation :

« Il imagina sa propre silhouette sous la forme d’un nuage flottant. Un nuage errant au gré du vent qui, un jour, quelque part, insensiblement, disparaîtrait ».

L’héritage d’Esther – Sándor Márai (1939)

Et si nous faisions la rencontre d’Esther ?

Avec ce bref récit, Sándor Márai plonge avec délice le lecteur dans un huit clos envoûtant où se mêle quête de souvenirs, silences et non-dits.

Esther est une vieille femme pleine de sagesse et d’une extrême douceur. Elle vit recluse dans une maison retirée. Solitaire, elle regarde avec mélancolie son passé où demeure immobile un homme qui a bouleversé son existence.

Des années après leur dernière rencontre, Lajos lui adresse une lettre lui annonçant sa venue. Esther est comme plongée à nouveau dans cette histoire d’amour inachevée. Lajos sait manier les mots et évolue avec son charisme naturel. Malgré son absence de morale, Esther a été conquise dès la première seconde par cet homme insaisissable et reste soumise à son pouvoir des années plus tard…

Conquise par l’écriture cristalline et vive de Sándor Márai, ce roman nous dévoile en quelques lignes la psychologie des personnages et parvient aussi à préserver le mystère de leur relation jusqu’à la dernière ligne. Un récit court et intense qui témoigne à nouveau du talent de Sándor Márai et dont j’aurai aimé prolonger la lecture…

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Alors que nous étions assis sur le banc de pierre, je compris brusquement – et de façon désespérante – qu’il vient un moment où l’on ne peut plus rien « réparer » »

« On peut passer sa vie à taire l’essentiel. Quelquefois même, on en meurt. Mais il arrive qu’on ait la possibilité de parler ; alors il n’est pas permis de continuer à se taire »

Moon Palace – Paul Auster (1989)

Et si nous plongions dans un roman américain dense et ambitieux ?

L’univers de Paul Auster est riche tant par ses personnages hors normes que par la densité de ses intrigues.

À la mort de son oncle, Marco Stanley Fogg hérite d’une quantité indescriptible de livres. Ces objets, reflets d’un homme qu’il a profondément aimé, lui font découvrir l’ampleur de la littérature. Apathique et renfermé, il dédie tout son temps à la lecture et en oublie même de travailler. Il use de ses derniers dollars et se retrouve à la rue dans le dénuement le plus total.

Au coeur de cette misère, il fait la connaissance de Kitty Wu avec qui il entretient une histoire d’amour passionnelle et évidente. Dans son errance, il se met au service de Monsieur Effing et lui fait quotidiennement la lecture. Effing, homme taciturne et aigri lui ouvrira, sans le savoir, la porte de son passé et marquera profondément sa destinée.

Paul Auster use d’une histoire invraisemblable et fantasque pour disséquer ses personnages et nous plonger dans une quête identitaire remarquablement menée.

Sous la lueur de la lune, qu’il est réconfortant et jubilatoire de se plonger dans l’oeuvre de Paul Auster…

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« N’aie pas peur, disait ma voix. Personne n’est autorisé à mourir plus d’une fois. La comédie sera bientôt terminée, et plus jamais tu n’auras à repasser par là »

« J’avais sauté de la falaise, et puis au tout dernier moment, quelque chose s’est interposé et m’a rattrapé en plein vol. Quelque chose que je définis comme l’amour. C’est la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité »

« Les bibliothèques ne sont pas le monde réel, après tout. Ce sont des lieux à part, des sanctuaires de la pensée pure. Comme ça je pourrai continuer à vivre dans la lune pour le restant de mes jours »

Les vestiges du jour – Kazuo Ishiguro (1989)

Et si nous faisions la connaissance d’un majordome anglais ?

Majordorme, Stevens a dédié sa vie aux autres. Comme son père avant lui, il exerce ses fonctions, tout en pudeur, dans une haute demeure anglaise.

Longtemps au service de Lord Darlington, il s’est senti témoin discret des grandes décisions du monde. En effet, à l’aube de la seconde guerre mondiale, Lord Darlington est une figure de la diplomatie anglaise et rencontre des hommes influents. Malgré l’ombre qui plane autour de Lord Darlington, Stevens lui demeure fidèle et orchestre avec finesse et fierté le séjour des invités de marque au sein du manoir anglais.

Des années plus tard un riche américain a acquis le château. Stevens va connaître alors une transformation de son service. Il entreprend, pour la première fois, un voyage à la rencontre de Miss Kenton, l’ancienne gouvernante. Ce séjour sera l’occasion d’une immersion dans ses souvenirs et dans cette histoire d’amour manquée. Malgré les renoncements qui ont émaillé sa vie en raison de ses fonctions, Stevens conserve un souvenir ému et fier de son métier.

Ce roman où se mêle dignité et dévotion révèle avec émotion le poids d’une vocation sur une destinée.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« En vérité, pourquoi le nierais-je ? Malgré les tristes souvenirs qui s’y associent, lorsqu’il m’arrive aujourd’hui de me remémorer cette soirée, je m’aperçois que j’éprouve, à y repenser, un sentiment de triomphe ».

« Mais à ce qu’il me semble, lorsqu’on commence à examiner le passé en y cherchant de tels « tournants », on a tendance, avec le recul, à trouver partout ce que l’on cherche »

La séparation – Dan Franck (1991)

Et si nous parlions du délitement d’un couple ?

Dans ce court roman auréolé du prix Renaudot en 1991, Dan Franck évoque une rupture amoureuse lente et douloureuse.

Elle l’aime mais elle le quitte. Cette femme avec qui il avait tout construit, cette femme avec qui il a eu deux fils commence peu à peu à s’éloigner. Tout d’abord, c’est une main qui s’enfuit, une tendresse qui se délite puis un sourire qui s’évanouit.

Ces gestes disparus laissent place à l’indifférence. Sa femme lui avoue soudain qu’il en existe un autre. Elle l’aime encore mais elle aime aussi, passionnément, l’autre. Elle veut partir mais elle ne sait plus, elle tergiverse et reste malgré tout.

Lui puise dans des forces insoupçonnées pour la retenir. Mais sa colère, sa patience ou sa tendresse ne fonctionnent plus. L’ainé de ses fils prononcera alors l’implacable : « c’est la divorciation ? »

Avec un style pudique, simple et réaliste, Dan Franck plonge le lecteur au coeur de ce couple déchiré par le quotidien. Il dresse aussi un portrait implacable d’une femme manipulatrice et égoïste.

Intentionnellement subjectif, le point de vue de la narration est exclusivement masculin. J’aurai aimé entendre la voix de cette femme, mais la douleur de cet homme prend toute la place et ne peut qu’insuffler de l’empathie chez le lecteur. Un récit personnel qui ne laisse pas indifférent.

Ma note :

Note : 2.5 sur 5.

Citation :

« L’échec ne réside pas dans la rupture, mais dans l’échec de la rupture. La séparation est le dernier acte de la vie commune »