Le Pavillon d’Or – Yukio Mishima (1956)

Et si nous parlions d’un classique japonais aussi fascinant que déroutant ?

Ce récit nous entraine au coeur de Kyoto dans un temple bouddhiste emprunt de beauté et de spiritualité.

Depuis sa tendre enfance, le Pavillon d’Or représente pour Mizoguchi le paroxysme du beau. Quand son père, un prêtre bouddhiste, l’emmène pour la première fois visiter le temple, il est confronté à une réalité bien différente de ses rêves d’enfant. Déçu par l’aspect esthétique du temple, il conserve un souvenir mitigé du lieu.

A la mort de son père, Mizoguchi va intégrer le Pavillon d’Or comme novice. Il débute sa formation pour devenir religieux comme son père. Son attraction pour le Pavillon d’Or perdure entre répulsion et fascination. Bègue et pauvre depuis son enfance, un souffle de vengeance et de puissance sommeille en lui. Son apprentissage religieux et son amitié avec le bienveillant Tsurukawa ne lui permettent pas d’étouffer les sentiments obscurs qui l’assaillent. Sa cruauté prend peu à peu possession de lui. Jusqu’où cette soif de destruction le conduira-t-il ?

Ce roman étrange laisse un goût indéfinissable. Portée par un esthétisme exacerbé, cette oeuvre parvient à déchiffrer les contrastes de l’âme humaine et toute l’étrangeté du monde. Ce récit ne ressemble à aucun autre et c’est peut-être aussi pour cela qu’il m’a laissé une trace indélébile.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Le passé ne se contente pas de nous entraîner vers le passé. Parmi nos souvenirs, il en est quelques-uns, en petit nombre certes, qui sont doués en quelque sorte de puissants ressorts d’acier, et chaque fois que dans le présent nous les touchons, ils se détendent aussitôt et nous catapultent dans l’avenir ».

« La pensée que la beauté pût déjà exister quelque part à mon insu me causait invinciblement un sentiment de malaise et d’irritation ; car si effectivement elle existait en ce monde, c’était moi qui, par mon existence même, m’en trouvais exclu »

La Belle du Caire – Naguib Mahfouz (1945)

Et si nous abordions un classique de la littérature égyptienne ?

Quatre étudiants achèvent leur parcours scolaire avec des idéaux en tête et toute l’énergie de leur jeunesse. Mahgoub Abd el-Dayim est l’un d’eux. S’il partage la vie étudiante de ses camarades, il perçoit également toutes leurs différences. Issu d’une famille modeste, il fonde ses espoirs sur sa réussite universitaire pour accéder à une vie bourgeoise et luxueuse. Pourtant son diplôme ne lui promet pas l’accession à un emploi privilégié.

Lorsqu’un riche aristocrate, Qasim bey Fahmi, lui propose un marché scandaleux pour cacher sa liaison avec la somptueuse Ishane, sa maîtresse, Mahgoub n’hésite pas une seconde. Sans aucun scrupule, il accepte un contrat de mariage de façade pour parvenir à l’ascension sociale et financière tant convoitée. Dans cette quête de richesse, Mahgoub balayera sa famille et ses amis d’un simple geste. Jusqu’où son ambition le mènera-t-il ?

Avec une écriture magnifique, ce roman social porte un regard juste sur la société égyptienne des années 30. Le portrait d’un homme submergé par ses aspirations arrivistes dans une société rongée par la corruption est fascinant.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Il rentra à Guizeh songeur, livré à ses rêveries. Il ne dormit pas cette nuit-là, comme les nuits de février où la faim le condamnait à l’insomnie. Il erra dans la vallée des songes et des espérances, puis repensa longuement à la soirée qu’il venait de vivre : la splendeur du luxe, le sceau de l’aisance, le triomphe de la beauté, l’émerveillement de l’amour, la folie de la licence, cette vie éblouissante pour laquelle son âme fondait de désir ».

« Il niait à la fois le bien et le mal et rejetait la société qui les avait inventés. Il croyait en lui seul. Il y avait, certes, le plaisir et le douloureux, l’utile et le nuisible, mais le bien et le mal ? de vaines chimères ! »

Thérapie – David Lodge (1995)

Et si nous nous allongions sur le divan ?

David Lodge nous propose de suivre les élucubrations d’un homme rongé par une douleur chronique au genou.

Scénariste, Lawrence Passmore a fait fortune grâce à une sitcom populaire. Avec ses bons mots et ses dialogues percutants, il a connu le succès. Pourtant, malgré sa diffusion régulière, cette série télévisée qui l’a rendu célèbre connaît ces premiers essoufflements.

Submergé par son anxiété au travail, Lawrence Passmore somatise et commence à éprouver une douleur lancinante au niveau de son genou. Il enchaine les thérapies bien décidé à trouver un remède à son mal-être. Malgré ses nombreuses tentatives pour lutter contre son état dépressif, Lawrence Passmore chute inexorablement. Lorsque son mariage vole en éclat, parviendra-t-il à se remettre en question ?

Avec un ton humoristique et sarcastique, David Lodge met des mots sur la crise existentielle d’un homme à qui tout devrait réussir. Je n’ai pas été conquise par ce roman, le personnage principal m’a laissé de marbre et n’a pas suscité pour ma part empathie ou émotion.

Ma note :

Note : 1.5 sur 5.

Citations :

« C’est connu, on peut toujours repérer au restaurant les couples mariés, parce qu’ils mangent en silence.Mais faut-il en conclure qu’ils sont mal ensemble ? Certainement pas. Tout simplement, ils se comportent comme ils le font chez eux, comme ils le font continuellement. Ce n’est pas qu’ils n’ont rien à se dire, mais cela n’a pas besoin d’être dit ».

« Il paraît qu’à l’intérieur de tout homme gros il y en a un maigre qui lutte pour sortir, et j’entends ses plaintes étouffées chaque fois que je me regarde dans la glace de la salle de bains »

Les amants du Spoutnik – Haruki Murakami (1999)

Et si nous partions en voyage avec un des auteurs les plus reconnus de la littérature japonaise ?

Des rues de Tokyo jusqu’aux sublimes îles grecques, nous suivons un mystérieux triangle amoureux.

Le narrateur, K., porte un amour inconditionnel pour Sumire, une femme à la beauté unique. Si Sumire se cache sous sa timidité et sa simplicité, elle porte en elle un charme unique qui a complètement transporté K. N’osant pas lui avouer ses sentiments, K. se satisfait de l’amitié intense qui les unit.

Quand Sumire fait la rencontre de la somptueuse et élégante Miu, une femme mariée, l’attirance est immédiate. Sumire se confie à K. sur les prémices de cette passion envoûtante. Si K. essaye de conserver sa contenance, les sentiments impétueux de Sumire la conduise jusqu’à suivre Miu en Grèce. Lors de ce voyage, la disparition subite de Sumire ébranle l’équilibre de ce triangle. Jusqu’où leurs sentiments réciproquent les conduiront-ils ?

Porté par une belle écriture, ce roman interroge les relations amoureuses et les sentiments inassouvis. Avec beaucoup de sobriété, Haruki Murakami dessine les interactions entre des personnages énigmatiques. J’ai beaucoup apprécié la finesse de la plume de Haruki Murakami. Si le côté onirique m’a légèrement décontenancée, j’ai passé un agréable moment de lecture.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citation :

« C’est ainsi que nous poursuivons nos existences, chacun de notre côté. Si profondément fatale que soit la perte, si essentiel que soit ce que la vie nous arrache des mains, nous sommes capables de continuer à vivre, en silence – même lorsqu’il ne reste plus de notre être qu’une enveloppe de peau, tant nous avons changé intérieurement ».

Jenny – Sigrid Undset (1911)

Et si nous parlions de littérature norvégienne ?

Roman scandaleux à sa parution, « Jenny » dresse le portrait d’une jeune peintre oscillant entre ses désirs et sa soif d’indépendance.

D’une famille modeste, Jenny est parvenue à accéder à son rêve en vivant à Rome. Dans cette ville somptueuse, elle consacre toute son énergie à son art et à ses relations amicales. Rien ne semble pouvoir détourner Jenny de ses aspirations artistiques, pourtant sa rencontre avec Helge Gram vient ébranler son inspiration.

Jenny se laisse aller à cet élan amoureux. Le désir qui la pousse vers Helge Gram se mêle à une conception fantasmée du sentiment amoureux.

Helge et Jenny vivent une passion platonique sous le soleil de Rome mais lorsqu’ils rentrent en Norvège les sentiments de Jenny vont se dissiper. Son rapprochement avec le père d’Helge Gram provoque encore davantage le basculement de son destin. Jenny sera déchirée entre son art et sa soif d’absolu, quelle conception de la vie choisira-t-elle ?

Ce roman dresse les contradictions d’une femme. Jenny, oscille entre son indépendance artistique et son désir de se ployer sous la protection d’un homme. Si les personnages de ce roman ne m’ont pas complètement transportée, j’ai aimé les questions encore si contemporaines qu’il a su mettre en lumière.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Toi, tu es morte et moi je reste à jamais appauvri. Je n’ai plus que les pauvres rêves que je fais de toi. Et cependant si je la compare aux richesses des autres, ma pauvreté rayonne de richesse. Je ne voudrais pas ne plus t’aimer, ne plus rêver de toi, ne plus souffrir comme je souffre à présent, même pour sauver ma vie »

« Je n’avais jamais éprouvé d’amour pour personne. J’étais lasse de ne pas aimer. Helge m’aimait. Son amour vif, jeune, sincère m’entraîna. Je me suis menti à moi-même tout comme la plupart des femmes. La passion de Helge me réchauffait et je m’imaginais que c’était moi qui brûlais. Au fond, je savais bien qu’une illusion pareille ne dure pas, ne durerait qu’autant qu’il ne serait pas exigé la moindre chose de mon amour ».

L’auberge de la Jamaïque – Daphné du Maurier (1936)

Et si nous séjournions dans une auberge lugubre ?

Une dose de mystère, une pincée d’angoisse et des personnages fascinants composent avec harmonie ce grand roman de Daphné du Maurier.

A la mort de sa mère, Mary est envoyée chez sa tante dans la lande des Cornouailles. Ce paysage lugubre et sauvage de l’Angleterre mêle le froid, le vent et une mer déchainée. Sous la pluie dans une calèche, elle parvient frigorifiée jusqu’à l’auberge isolée de sa tante. Elle quitte pour la première fois les terres verdoyantes et rassurantes de son enfance.

Dès qu’elle franchit les portes de l’auberge, Mary fait la connaissance de son oncle, un homme violent et alcoolique. Terrorisée par cet homme hostile, Mary parvient à lui tenir tête. Malgré son caractère combatif, arrivera-t-elle à s’acclimater à sa nouvelle vie dans l’Auberge de la Jamaïque ?

Un récit mystérieux où l’ambiance brumeuse des landes se mêle avec des personnages charismatiques et inquiétants. J’ai frissonné tout au long de ma lecture et j’ai vécu à l’unisson avec Mary cette aventure fascinante.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Les falaises dressaient vers le ciel leurs sommets endormis et les reliefs de granit s’adoucissaient, ainsi baignés par la lumière. Elles étaient d’humeur paisible et les vieux dieux dormaient d’un sommeil calme ».

« Etre amoureux n’était qu’un joli mot pour excuser la chose. Jem Merlyn était un homme, elle était une femme; que ce fût ses mains, sa peau ou son sourire, quelque chose en elle répondait à cet homme ; le seul fait de penser à lui était irritant et stimulant à la fois et cela la tourmentait. Elle savait qu’il lui faudrait le revoir »

Ethan Frome – Edith Wharton (1911)

Et si nous voyagions au coeur du Massachusetts ?

Dans une ferme reculée, au coeur des montagnes du Massachusetts, Ethan Frome vit avec le poids de son héritage. Propriétaire d’une ferme et d’une scierie appartenant à ses ancêtres, il est contraint de demeurer dans cette ville calme et reculée où le temps reste comme suspendu.

Malgré ses rêves de voyages et d’études supérieures, il a dû s’occuper de la propriété à la mort de ses parents. Marié par nécessité à sa cousine Zeena, il a noué avec elle une union sans amour et doit supporter quotidiennement une femme taciturne, plaintive et hypocondriaque.

Dans ce paysage sombre et déserté, Ethan Frome va découvrir pour la première fois l’amour sous les traits purs et lumineux de Mattie. Cet amour passionné parviendra-t-il à faire face à une destinée implacable et désespérante ?

Ce roman, porté par une très belle écriture mêle la pureté des paysages et de ce premier amour. J’ai été littéralement subjuguée par ce récit qui arrive en quelques lignes à nous glisser dans la complexité de ses personnages aussi fascinants qu’envoûtants.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Au milieu de la pente, elle butta sur quelque obstacle qu’elle n’avait pas vu, et se retint au bras d’Ethan pour rétablir son équilibre. La chaleur qui pénétra le jeune homme lui sembla comme le prolongement de son rêve. Pour la première fois, il mit son bras autour de la taille de Mattie, et elle ne se déroba point. Ils continuèrent à marcher, s’abandonnant au courant qui les emportait »

« Je sentais simplement qu’il vivait dans un isolement moral trop profond pour qu’on y eût accès fortuitement, et j’avais l’impression que cette solitude n’était pas seulement le fruit de son sort, quelque tragique qu’il pût être, mais qu’elle recélait le froid, accumulé couche après couche, de maints hivers à Starkfield »

Le lac – Yasunari Kawabata (1950)

Et si nous évoquions l’étrangeté d’une oeuvre japonaise ?

Dans ce court récit, Yasunari Kawabata mêle avec une parfaite harmonie étrangeté et poésie.

Homme énigmatique, Gimpei passe ses journées à suivre les jeunes filles dans la rue. Ses pérégrinations le conduisent à la rencontre de plusieurs femmes qui marqueront sa vie.

Dans sa jeunesse, il entretient une relation avec Yagoï, sa cousine, et la rencontre régulièrement aux abords du lac de son enfance. Puis il devient professeur et s’éprend d’une de ses étudiantes, Hisako. Il croise également la route de Miyako et Machié dont la beauté ne cesse de l’envoûter.

Gimpei se construit à travers l’obsession qu’il voue pour ces jeunes filles. Cette fascination chimérique grandit au fil du temps et le confronte de plus en plus à son immense solitude. Nous naviguons avec Gimpei entre ses pulsions de vie et un oppressant instinct morbide.

D’une étrangeté envoûtante, la plume de Yasunari Kawabata nous emporte dans une atmosphère à la fois oppressante et malsaine. Toujours fascinée par son oeuvre, j’en suis restée désarçonnée.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Quand ces choses-là m’arrivent, je me sens d’une tristesse mortelle, j’ai le vertige, je ne sais même plus ce que je fais. Je voudrais la suivre, elle, la femme, jusqu’au bout du monde. Mais cela non plus ce n’est pas possible. La suivre ainsi, cela voudrait dire qu’il faudrait la tuer »

« Comme si une créature de rêve me chuchotait des mots d’amour… Que ne peux-tu, avec ton doigt, extirper de mon oreille toutes les voix humaines qui l’ont salie, n’y laisser que l’enchantement de ta propre voix… Ainsi, les mensonges eux-même s’en iraient… »

La soeur – Sándor Márai (1946)

Et si nous partions dans l’obscurité avec Sándor Márai ?

En plein hiver sous la seconde guerre mondiale, sept protagonistes se réunissent dans une auberge de haute montagne. Parmi ces hôtes, nous découvrons un couple de bourgeois, des chasseurs, un homme solitaire et un célèbre pianiste qui a brutalement mis un terme à sa carrière.

Ce séjour sera l’occasion de revenir sur la vie de cet artiste. Le pianiste transmet au narrateur un manuscrit et lui révèle pourquoi il a cessé de jouer. En 1939, il est hospitalisé brusquement à Florence. Ravagé par une maladie inexpliquée, sa vie semble sans issue et synonyme d’intense souffrance.

Tandis que la guerre fait rage, le temps est comme suspendu dans sa chambre d’hôpital. Cet homme est placé hors du monde faisant face, impuissant, à une lente et sombre maladie. Sa vie d’artiste, son parcours amoureux et son existence sont anéantis sous le poids de sa terrible souffrance. Entre hallucinations et prise de médicaments, l’artiste vit cloisonné. Les religieuses et les médecins se dressent autour de lui, comme des ombres aussi rassurantes qu’inquiétantes, et contribuent à l’angoisse de ce huis clos.

Ce roman profondément noir décrit avec acuité l’intangible souffrance d’un homme et sa prise d’opiacé. Même si ce livre difficile laisse un sentiment d’oppression et d’angoisse, je ne peux que saluer la plume incommensurable de Sándor Márai qui nous plonge dans les profondeurs des souffrances humaines.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Comment espérer, comment croire que de grandes nations puissent se comprendre, et vivre en paix sur terre les unes à côté des autres alors que certains individus se sacrifient d’une façon aussi désespérée et irrationnelle à des passions et des émotions insensées ? »

« Je m’attelais à la maladie, comme à une quelconque tâche, un voyage aventureux ou un travail dont on ne mesurerait pas les véritables difficultés dès le début. La seule chose que je devinais était que cette tâche allait se révéler compliquée et longue à accomplir. »

Léviathan – Julien Green (1929)

Et si nous parlions de la force des démons intérieurs ?

Paul Guéret vient de s’installer avec sa femme en plein coeur d’une ville de province. Rien ne semble entraver la monotonie des lieux, seul un restaurant tenu par une femme de tête, Mme Londe, offre un peu d’animation dans ce paysage déserté. Mme Londe se consume sous une curiosité insatiable et cherche à connaître tous les travers des petits bourgeois de la ville. Paul Guéret franchit la porte de son restaurant et fait face à son regard inquisiteur.

Grâce aux leçons qu’il dispense au fils d’un couple de bourgeois, Paul Guéret gagne un peu d’argent pour faire survivre son ménage. Depuis son arrivée dans le village, il voue, en secret, une passion dévorante et obsédante pour une jeune blanchisseuse, Angèle. Ce désir impérieux le conduira jusqu’au crime…

Avec son écriture magistrale, Julien Green dissèque ses personnages emportés par leurs démons intérieurs. Un roman noir où Julien Green dresse des portraits psychologiques aussi sordides et sombres que le paysage de campagne où ils évoluent. Je ne peux que vous recommander ce classique de la littérature malheureusement méconnu !

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Demain, s’il la revoyait, il aurait peine à la reconnaître, au premier instant, et, peu à peu, elle reprendrait à ses yeux son aspect véritable, et c’était à ces caprices du souvenir, à ce jeu d’un visage se montrant et disparaissant tour à tour que, par une longue habitude de son coeur, il jugeait de la profondeur de son désir ».

« Bien des gens apprenaient le bonheur comme on apprend un métier et se résignaient joyeusement à accepter le médiocre pour éviter le pire »