Réparer les vivants – Maylis de Kerangal (2013)

Et si nous interrogions notre rapport à la mort ?

Dans ce texte bouleversant, Maylis de Kerangal nous propose une course entre la vie et la mort.

Simon, un jeune surfeur vivant près du Havre, aime avec ses amis se mesurer à la puissance des vagues. Confronté à l’immensité de l’eau froide, il prend pleinement conscience de sa vitalité. Après une session de surf alors qu’il reprend la route, sa vie bascule. Victime d’un accident de la circulation, le verdict des médecins est implacable : Simon est en mort cérébrale.

Bien qu’il soit déclaré mort, ses organes continuent de fonctionner et les médecins envisagent rapidement la possibilité de don d’organes. Ses parents sont heurtés de plein fouet par ce drame et devront prendre une décision inimaginable. En vingt-quatre heures, la vie pourra-t-elle déferler à nouveau ?

Au-delà du récit d’une transplantation cardiaque, Maylis de Kerangal nous propose une oeuvre épidermique oscillant entre la réalité du milieu hospitalier et l’intimité des familles. Avec un style particulier, ce roman empreint d’émotion m’a profondément marquée. Une claque littéraire que je vous recommande vivement !

Ma note

Note : 5 sur 5.

Citations

« Que deviendra l’amour de Juliette une fois que le cœur de Simon recommencera à battre dans un corps inconnu, que deviendra tout ce qui emplissait ce cœur, ses affects lentement déposés en strates depuis le premier jour ou inoculé ça et là dans un élan d’enthousiasme ou un accès de colère, ses amitiés et ses aversions, ses rancunes, sa véhémence, ses inclinations graves et tendres ?

« Que deviendront les salves électriques qui creusaient si fort son cœur quand s’avançait la vague ? »

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps« 

D’autres vies que la mienne – Emmanuel Carrère (2009)

Et si nous parlions d’un roman émouvant ?

A travers ce roman choral, Emmanuel Carrère évoque notre rapport au deuil. Les destins croisés de deux Juliettes vont se faire écho durant tout le récit.

La première Juliette n’est qu’une enfant quand le 24 décembre 2004, un terrible tsunami touche le Sri Lanka. Emmanuel Carrère avec sa femme et ses enfants passent des vacances sur place et vont assister, impuissants, aux désarrois des victimes.

A leur retour en France, la femme d’Emmanuel Carrère apprend que sa soeur, Juliette, est atteinte d’un cancer. L’écrivain devient le témoin de ses destins tragiques. Il va, à travers le portrait de plusieurs personnages, retracer le lent processus de deuil.

Le ton est particulièrement émouvant et nous permet de retranscrire avec beaucoup de finesse notre rapport à la perte. La diversité des sujets abordés entre le tsunami, la maladie, le surendettement aurait pu conduire à des romans complètement indépendants. Même si l’omniprésence d’Emmanuel Carrère durant tout le récit m’a parfois dérangée, ces témoignages bouleversants émeuvent jusqu’aux larmes.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Pour le moment il était là, il tenait dans ses bras sa femme en train de mourir et, quel que soit le temps qu’elle y mettrait, on pouvait être sûr qu’il la tiendrait jusqu’au bout, que Juliette dans ses bras mourrait en sécurité. Rien ne me paraissait plus précieux que cette sécurité-là, cette certitude de pouvoir se reposer jusqu’au dernier instant dans les bras de quelqu’un qui vous aime entièrement ».

« La pire des souffrances, c’est celle qu’on ne peut pas partager »

Betty – Tiffany McDaniel (2020)

Et si nous parlions d’une fresque familiale envoûtante ?

Avec un sens narratif certain, Tiffany McDaniel oscille entre l’obscurité des secrets de famille et la lumière de ses personnages.

Betty Carpenter est la sixième née de l’union d’un couple atypique. De couleurs de peau différentes, la rencontre de ses parents n’était pas une évidence. Pourtant, ils ont construit une famille portée par la voix de leur père cherokee. Ses mains magiques et sa voix peuplée de paysages imaginaires ont fait l’unanimité auprès de ses enfants.

Après plusieurs années d’errements dans toute l’Amérique, la famille s’installe dans un petit village de l’Ohio et s’intègre pas à pas.

Betty partage avec son père une relation forte et fusionnelle qui lui permet d’affronter le rejet dû à sa couleur de peau. A la différence de sa soeur, elle a hérité du physique de son père et doit faire face aux moqueries de ses camarades de classe. Si Betty partage une relation unie et débordante de sentiments avec son père, les rapports avec sa mère sont plus complexes. Hantée par son passé fait de violences, sa mère ne parvient pas à lui témoigner son attachement.

Lorsque les drames successifs viennent frapper cette famille, comme une malédiction, tout bascule. Malgré la lumière qu’ils portent en eux, des silences douloureux mettent en péril les liens qui les unissaient…

Portée par une plume forte et des personnages travaillés, ce roman initiatique sur la transmission est très réussi. Tiffany McDaniel parvient à nous épouvanter par des passages d’une brutalité glaçante mais aussi à nous émouvoir jusqu’aux larmes par un récit étincelant. Submergée par cette fresque familiale, je reste ébranlée par la densité de ce roman et le rayonnement de son héroïne.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.

Citations :

« Me révoltant contre une fatalité écrasante, ne fût-ce que pour défier et combattre la souffrance, je concevais des histoires qui me commandaient de survivre »

« Mes poèmes embrassaient tout ce que mes bras ne pouvaient étreindre. Ils hurlaient ce que je taisais. Ils étaient aussi un murmure brûlant qui proclamait que parfois l’amour est un châtiment ».

Le palanquin des larmes – Chow Ching Lie (1975)

Et si nous parlions d’un récit autobiographique d’une humanité bouleversante ?

Dans cette oeuvre infiniment personnelle, Chow Ching Lie raconte sa destinée en tant que femme au coeur d’une Chine ancestrale soumise à de grandes transformations.

Dans un Shanghai en pleine mutation politique, Chow Ching Lie, repérée par sa beauté exceptionnelle, est contrainte à treize ans de se marier avec un homme maladif issu d’une des familles les plus fortunées du pays.

Proche de ses parents depuis sa tendre enfance et en particulier de son père, Chow Ching Lie doit quitter sa famille pour se soumettre à celle de son mari. Elle vit cette séparation comme un déchirement. Malgré sa tristesse, sa famille choisit la tradition. Si le pays tout entier entrevoit le sursaut de l’arrivée au pouvoir de Mao Tsé- Toung, ce vent nouveau n’atteint pas le cercle familial.

Devenue l’esclave de sa belle-famille, elle va devoir s’acclimater à cette nouvelle vie. Passionnée par la musique, parviendra-t-elle à concilier son rôle d’épouse, ses aspirations artistiques et sa soif de liberté ?

Un récit passionnant qui entremêle avec brio la destinée d’une femme dans un pays oscillant entre modernité et valeurs séculaires. Je reste admirative de la personnalité et du parcours de Chow Ching Lie. Une grande humanité émane de ce livre qui nous emporte dans ce drame familial saisissant.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« Je me disais alors et je me dis encore avec la sincérité la plus totale que si les marques de la lèpre séculaire que fut la misère de la Chine devaient être effacées à jamais au prix des souffrances et du châtiment d’une poignée de riches, ce prix était juste et valait la peine d’être payé ».

« Petite fille , j’ai souffert et pleuré de bonne heure. J’étais jolie : ce n’est pas un mérite, ce fut une malédiction. Laide et difforme, je n’aurais sans doute pas été mariée de force à l’âge de treize ans ».

« C’est pourquoi, à cause de la cupidité d’une partie de ma famille, j’ai été vendue, moi aussi, sous des apparences certes plus honorables, celles du mariage, et même avec un déploiement de faste comme on en vit peu dans mon pays. Comédie de grande alliance familiale qui augmenta, par sa dérision, ma tragédie personnelle : j’étais une écolière connaissant la légende de Liang et Tso qui meurent pour leur amour comme Roméo et Juliette et je me voyais condamnée à vivre sans amour. D’autres, par millions, ont connu la faim du corps alors que je n’ai manqué de rien, mais les malheurs de la Chine sont les enfants d’une même famille »

J’ai un nom – Chanel Miller (2021)

Et si nous écoutions le cri d’une femme ?

Le 17 janvier 2015, Chanel Miller assiste avec sa soeur à une soirée étudiante sur le campus de Stanford. Elle se réveille à l’hôpital, quelques heures plus tard, et ne se souvient de rien. Les examens médicaux lui révèlent l’impensable, elle a été victime d’un viol.

Le mis en cause serait un athlète au parcours irréprochable, il soutient qu’il s’agissait d’un rapport consenti. Etape par étape, Chanel tente de reconstruire les événements de la soirée dans les moindres détails pour faire éclater sa vérité. Des examens médicaux aux auditions par la police ou lors du procès, Chanel nous livre son éprouvant parcours et celui de ses proches. Elle fait face, avec beaucoup de courage, aux institutions et à un système judiciaire implacable.

Au-delà des faits, Chanel dévoile le récit de son parcours de reconstruction et nous interroge sur le fonctionnement de la procédure judiciaire aux Etats-Unis. Un récit personnel d’une grande force où Chanel Miller livre son lent et douloureux combat. Je salue ce témoignage bouleversant et criant de sincérité.

Merci aux éditions « cherche midi » pour cet envoi !

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Oscar et la dame rose – Eric-Emmanuel Schmitt (2002)

Et si nous laissions place à l’émotion ?

Avec ce court texte, Eric-Emmanuel Schmitt nous promet une rencontre hors du temps avec Oscar, un jeune garçon atteint d’un cancer.

Oscar sait qu’il va mourir. Pourtant il ne choisit pas de se noyer dans sa tristesse ou celle de ses proches mais reste ancré dans la vie. Avec l’aide de la dame rose, une grand-mère qui visite les malades à l’hôpital, il écrit chaque jour des lettres aussi tendres que sincères à Dieu.

Oscar décide de vivre chaque jour les différentes étapes de son existence avec une soif de vivre inégalable. Dans cette quête, il rencontre l’amour sous les traits de « Peggy bleue », une jeune fille hospitalisée juste à côté de sa chambre…

Eric-Emmanuel Schmitt touche à la philosophie avec ce court récit. Il évoque avec tendresse : la mort, la vie mais aussi notre vision de la foi. Un livre profondément touchant qui sait émouvoir et transmettre une scintillante lumière dans les zones d’ombres de nos existences…

Un joli texte à mettre entre toutes les mains.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Les gens craignent de mourir parce qu’ils redoutent l’inconnu. Mais justement, qu’est ce que l’inconnu? Je te propose Oscar, de ne pas avoir peur mais d’avoir confiance »

« Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d’être immortel »

Le ghetto intérieur – Santiago H. Amigorena (2019)

Et si nous parlions d’un roman douloureux ?

Depuis 1928, Vicente Rosenberg a quitté la Pologne pour l’Argentine. Loin de sa famille, il a décidé de s’affranchir de sa mère et de construire sa propre vie. Il a rencontré Rosita avec qui il a eu trois enfants. Marchand de meubles à Buenos Aires, son quotidien est bien éloigné de son ancienne vie.

Vicente commence à recevoir des lettres alarmantes de sa mère restée à Varsovie en plein coeur d’une Europe plongée dans la seconde Guerre Mondiale. A mesure qu’il reçoit ces courriers inquiétants et perçoit les conditions de vie de sa mère, l’angoisse monte.

Une culpabilité immense commence à prendre possession de lui et Vicente s’emmure dans le silence. Ce mutisme devient son unique refuge pour vaincre son impuissance grandissante.

Entre réflexion sur la force de la culpabilité, le poids de l’identité et de l’exil, cette lecture m’a beaucoup marquée. Porté par une plume vive et sobre, je recommande ce roman douloureux et poignant.

Ma note :

Note : 4 sur 5.

Citations :

« J’aime penser, comme je vieillis, que quelque chose de mon passé vit en moi – de même que quelque chose de moi, j’espère, vivra dans mes enfants ».

« L’une des choses les plus terribles de l’antisémitisme est de ne pas permettre a certains hommes et a certaines femmes de cesser de se penser comme juifs, c’est de les confiner dans cette identité au delà de leur volonté – c’est de décider , définitivement, qui ils sont »

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage – Maya Angelou (1969)

Et si nous parlions d’une histoire de vie poignante ?

Dans ce récit autobiographique, Maya Angelou nous parle de son enfance et de son adolescence dans le sud des Etats-Unis. Ses parents la confient avec son jeune frère à sa grand-mère, Momma. Aussi dure que protectrice, Momma va leur donner une éducation religieuse rigide. Son enfance est rythmée par l’école, l’église et les corvées au sein du magasin alimentaire où travaille sa grand-mère.

À l’âge de sept ans, Maya et son frère partent retrouver leur mère, une femme belle et indépendante. Lors de ce séjour, Maya connaîtra la fin définitive de son enfance et retournera vivre brutalement chez sa grand-mère.

Malgré les nombreux drames qui jalonnent sa vie, Maya arrive à puiser sa force dans la littérature. Elle côtoie Poe, Shakespeare ou encore les soeurs Brontë et apprend à lire à voix haute. Son caractère fort et indomptable prend aussi racine dans les femmes qui accompagnent son enfance notamment sa grand-mère. À travers sa propre histoire, Maya Angelou dessine à chaque page le poids du racisme qui a impacté toute sa vie et celle de sa famille.

Figure du mouvement américain pour les droits civiques, Maya Angelou est à la fois poétesse, écrivaine, actrice et militante, ce livre nous permet d’en savoir bien plus sur l’enfance d’une femme hors du commun.

Maya Angelou construit ses mémoires sous forme de brides et mélange les petits instants insignifiants de son quotidien et les grands événements qui ont marqué son enfance.

À la fois tendre et cynique, ce récit dévoile au lecteur toute l’intimité et les combats de Maya Angelou.

Ma note :

Note : 3 sur 5.

Citations :

« Pour la bonne raison qu’en réalité j’étais blanche et qu’une cruelle fée Carabosse, bien naturellement jalouse de ma beauté, m’avait changée en un échalas de négresse, avec des cheveux noirs crépus, des pieds plats et, entre les dents, un espace où on aurait pu glisser un crayon ».

« Laissez donc aux Blancs leur argent et leur pouvoir, leur ségrégation et leurs sarcasmes, leurs grandes maisons et leurs écoles, et leurs pelouses comme des tapis et leurs livres et surtout – surtout – laissez-leur donc leur blancheur. Il valait mieux être humble et modeste, insulté et maltraité pour un petit bout de temps que de passer l’éternité à rôtir en enfer »

Syngué Sabour – Atiq Rahimi (2008)

Quelque part en Afghanistan ou ailleurs, Atiq Rahimi nous raconte le désespoir et la solitude d’une femme.

Au coeur d’une zone de conflit, la narratrice vit recluse et soigne, jour après jour, son mari touché par balle au niveau de la nuque.

Plongé dans un lourd coma, l’esprit de son mari semble s’être à jamais échappé. Au rythme de ses respirations successives, elle veille son corps et prie inlassablement pour le ramener à la vie.

Entre la protection de ses enfants, sa propre survie et sa dévotion mécanique pour son époux, l’héroïne plonge peu à peu dans une profonde solitude.

Ce sentiment d’abandon, elle l’a toujours connu. Mariée à un fantôme parti à la guerre durant trois longues années, elle rencontre finalement un homme froid et violent qui ne lui offrira aucun soutien ni réconfort.

Au fil du livre, la jeune femme entame un long monologue. Son mari deviendra sa « syngué sabour », sa pierre de patience. Dans la culture perse, cette pierre de patience doit recueillir les confessions du monde.

La narratrice lui livre ainsi ses plus intimes pensées et secrets. Elle se libère des chaînes qui l’emprisonnaient et révèle enfin ses désirs et ses frustrations jusqu’à son implosion finale.

Un ouvrage violent et marquant qui traite avec noirceur et dureté le carcan des femmes et leurs difficultés à s’en libérer sous le poids de la culture et des traditions.

Un roman puissant où Atiq Rahimi a su, en quelques pages, redonner une voix à cette femme bâillonnée et faire réfléchir sur la condition féminine au Moyen-Orient.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Citations :

« En persan, Syngué sabour est le nom d’une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle »

« Maintenant, c’est ton corps qui te juge. Il juge ton âme. C’est pourquoi tu ne souffres pas dans ton corps. Parce que tu souffres dans ton âme. Cette âme suspendue qui voit tout, qui entend tout, et qui ne peut rien faire, qui ne contrôle même plus ton corps »

Si c’est un homme – Primo Levi (1947)

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » Winston Churchill

Et si nous parlions d’un témoignage indispensable ?

Nous avons tous beaucoup appris sur l’horreur des camps de concentration. Beaucoup de témoignages, de documentaires et de films ont tenté de décrire l’ineffable cauchemar des camps de la mort.

Malgré tous ces récits, j’avais souvent l’impression de ne jamais réussir à entrevoir la survie dans les camps d’extermination.

Issu d’une famille juive, Primo Levi, né à Turin en 1919, tente de résister au fascisme.  Déporté à Auschwitz en 1944, il sera libéré par l’armée rouge en janvier 1945, dans ce récit poignant il nous décrit son long parcours dans les camps de la mort.

De retour à Turin quelques mois plus tard, il sera hanté toute sa vie par l’expérience du Lager et finira par se suicider en 1987, à l’âge de 67 ans.

Déjà écrit en pensée à l’époque de sa déportation, comme une libération intérieure, c’est par les mots que Primo Levi raconte les conditions de vie à Auschwitz.

Primo Levi dépeint la déshumanisation mécanique et implacable à l’encontre des déportés mais aussi la capacité de résilience de l’âme humaine.

Un tel choc ne m’avait pas traversé depuis mes études et la découverte du film « Shoah » de Claude Lanzmann sorti en 1985.

Ciment du devoir de mémoire et Bible de l’humanité, ce récit sans l’ombre d’une trace de haine est incontournable pour comprendre la Shoah.

Ma note :

Note : 5 sur 5.

Coup de ❤

Citations :

« Nous découvrons tous tôt ou tard dans la vie que le bonheur parfait n’existe pas, mais bien peu sont ceux qui s’arrêtent à cette considération inverse qu’il n’y a pas de non plus de malheur absolu »

« Détruire un homme est difficile, presque autant que le créer : cela n’a été ni aisé ni rapide, mais vous y êtes arrivés, Allemands. Nous voici dociles devant vous, nous n’avez plus rien à craindre de nous : ni les actes de révolte, ni les paroles de défi, ni même un regard qui vous juge »

« Si je pouvais résumer tout le mal de notre temps en une seule image, je choisirais cette vision qui m’est familière : un homme décharné, le front courbé et les épaules voûtées, dont le visage et les yeux ne reflètent nulle trace de pensée »

« Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que par la raison, autrement dit des chefs charismatiques : nous devons bien peser notre décision avant de déléguer à quelqu’un d’autre le pouvoir de juger et de vouloir à notre place »