Et si nous nous imprégnions des mots de Siri Hustvedt ?
Avec une voix vibrante d’humanité et d’amour, Siri Hustvedt revient sur le décès de son mari, Paul Auster.
Elle retrace les longs mois de la maladie qui l’a terrassé, évoque avec beaucoup de tendresse leur évidence amoureuse et artistique et la déchirure de ce deuil. Ils ont partagé quarante-trois ans d’une vie commune fusionnelle, imprégnée de leur amour viscéral pour la littérature.
Avec une liberté désarmante, Siri Hustvedt aborde l’intime et publie les dernières lettres que Paul avait écrites pour son petit-fils. Elle dévoile sans compromission les tragédies familiales, leurs convictions, mais surtout le profond amour qui irradie autour d’eux. Comment survivre à cette perte ?
Par l’écriture, elle tente de se reconstruire et de contenir sa souffrance. Paul Auster lui répétait « Je veux être un revenant. ». Par ces mots, elle le convoque avec une force incroyable. Ce texte révèle aussi toute l’intelligence et l’engagement de Siri Hustvedt et ne peut susciter que l’admiration. Un des plus beaux récits autour du deuil que j’ai pu lire, ce texte m’a profondément marquée.
Ma note
Coup de ❤
Citations
« Tandis que nos livres se déployaient et que nous nous en faisions la lecture, nous plongions pour ainsi dire le regard dans les rêves de l’autre »
« Je pleurais aussi Paul et Siri, Siri et Paul. » Ce « ET », ce « Nous », est au coeur du livre. Pour elle, l’absence est un vertige où tout se dérègle, le temps « s’écoule apparemment sans moi »
« J’écris des histoires sur toi maintenant, sur nous. J’écris pour me blottir contre toi ».