F. comme frères – Alain Claude Sulzer (2026)

Et si nous évoquions une relation fraternelle ?

En grandissant ensemble dans le même immeuble, Franck et le narrateur ont tissé une amitié fusionnelle. Ils pensent se connaître intimement et se comprendre d’un simple regard.

Pourtant, Franck cache un secret. Lorsqu’il révèle son homosexualité, son ami perçoit pour la première fois d’autres aspects de son existence. Dans l’Allemagne des années 1960, cette orientation sexuelle reste inavouable et leur gémellité s’en trouve ébranlée. Franck se plonge avec passion dans la peinture et intègre le milieu artistique bouillonnant new-yorkais. Avec ce départ, leur lien se délite inéluctablement. Le narrateur parviendra-t-il à comprendre Franck et à percevoir tout son génie ?

Porté par une écriture d’une grande sobriété, j’ai été saisie par la puissance de ce court récit, qui interroge le monde artistique, met en exergue la force des liens et révèle toutes les fêlures d’une époque.

Ma note

Note : 3.5 sur 5.

Citations

« Il s’en allait dans une direction, et moi dans l’autre »

« La signification de tant de choses, autrefois très importantes, se désagrège au fil du temps pour ne plus former qu’un amas de souvenirs sans substance, cantonnés dans la mémoire défaillante des rares personnes qui croient se les rappeler ».

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