Ce qui reste – Bernhard Schlink (2026)

Et si nous nous questionnions sur ce qui reste ?

Dans un récit sensible, Bernhard Schlink s’interroge sur la transmission.

Lorsque Martin apprend qu’il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre, il se questionne sur le sens de ces derniers instants. Entouré de sa femme Ulla et de son fils, David, âgé de 6 ans, il partage avec eux ces moments devenus si précieux.

C’est aussi l’occasion d’interroger cette part de lui qui continuera de vivre chez ses proches. À l’approche de la mort, Martin se demande quel message transmettre à David : sa vision de l’amour, de la justice, de la liberté. Faut-il lui délivrer ce qu’il semble avoir appris de la vie ? Lui laissera-t-il une empreinte trop pesante pour lui permettre de se construire librement ? Que doit-il confier à son fils ?

Bernhard Schlink livre un court récit tout en délicatesse qui soulève des réflexions philosophiques sur le sens de la vie et le rapport à la mort. Une œuvre pleine de douceur où la beauté du monde et le calme de la mer se révèlent dans la mélancolie des derniers instants d’une vie.

Ma note

Note : 4 sur 5.

Citations

« Les objets ont plus de sens et transmettent davantage qu’ils ne laissent soupçonner au premier abord. C’est beau quand on connaît leur histoire, mais on n’est pas forcé de la connaître. Il suffit d’un peu d’imagination, une trace de brûlure à la surface du bureau, un petit creux sur la montre, un vieux billet d’entrée glissé entre le siège et le dossier, et que tu retrouves un jour dans le fauteuil ».

« Mais il me reste de ce roman, l’idée qu’on doit vivre sa vie de telle sorte que, quel que soit le moment où frappe la mort, on ait accompli sa vie ».

Laisser un commentaire