À quatre pattes – Miranda July (2025)

Et si nous choisissions la fugue ?

À l’approche de la cinquantaine, une femme vivant à Los Angeles avec son mari et son fils décide d’entreprendre un long périple en voiture pour rejoindre New York.

Ce voyage, bien loin de ses habitudes et de son quotidien casanier, vient perturber une routine stable. Artiste jouissant d’une certaine notoriété, elle est perçue par ses proches comme une femme prudente, loin d’être aventureuse. Elle se met alors au défi d’entreprendre cette traversée des États-Unis. Pourtant, elle s’arrête très vite, à quelques kilomètres de chez elle, et entame une retraite saugrenue dans un motel miteux. Elle décide de redécorer sa chambre et s’abandonne à une aventure sensuelle avec un homme qu’elle vient à peine de croiser… Jusqu’où la portera son désir d’émancipation ?

Véritable exploration de la féminité, ce récit évoque la permanence du désir. Dans ce roman cru et fantasque, qui désarçonne à plusieurs reprises, nous suivons la reconstruction d’une femme ébranlée par la crise de la cinquantaine, qui réinvente sa sexualité. Si la plume ne m’a pas conquise, ce roman aussi lubrique que ludique promet de vous dérouter !

Ma note

Note : 2 sur 5.

Citation

« J’essayais de trouver quelque chose à quoi me raccrocher. Le mariage était peut-être une illusion cruelle, mais elle était ancienne et familière, comme le Père Noël. Il fallait quelque chose pour la remplacer. Même si, en y réfléchissant, rien n’avait remplacé le Père Noël, sinon la réalité, quand on grandissait ».

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