Et si nous touchions à l’éternité ?
Dans ce récit dystopique, le lecteur est propulsé dans un monde dépeuplé où les seuls « citoyens » sont devenus immortels et sont servis par des êtres artificiels, « les temporaires ».
Charles Philips, un New-Yorkais du XXᵉ siècle, est projeté dans ce monde. De Tombouctou à Alexandrie, des cités lointaines et légendaires renaissent pour quelque temps avant de disparaître. Gioia, une femme au charisme et à l’énergie envoûtante, devient sa compagne. Elle semble habitée par une soif inépuisable. Elle lui fait découvrir les cités et l’initie aux fêtes dispendieuses, mais des secrets inavouables se cachent derrière cet horizon hédoniste. Charles parviendra-t-il à percer les mystères de ce monde ?
Dans ce court récit enchanteur, porté par une plume fluide, Robert Silverberg nous propose une immersion dans un univers déconnecté du réel, régi par l’oisiveté et le plaisir. Avec une grande réussite, il interroge notre rapport au temps, notre quête d’éternité et les méandres d’une société de divertissement sans limite.
Ma note
Citation
« La vie n’était pour ces gens qu’un jeu auquel ils jouaient sans répit. Rome, Alexandrie, Tombouctou – pourquoi pas ? Créer une Asgard de ponts translucides et de palais de glace luisante, puis s’en lasser, l’effacer, la remplacer par Mohenjo-Daro – pourquoi pas ? »
Je l’ai lu récemment, et beaucoup aimé aussi, pour cette ambiance intemporelle, qui conserve tout son mystère.. un texte envoûtant.
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