Et si nous retenions les voix ?
Dans un texte chargé d’émotions, Amaury Da Cunha témoigne, avec une voix intime, de son parcours face au deuil.
Suite à l’annonce du suicide de son frère par téléphone, Amaury est resté profondément marqué par les voix qui transpercent nos vies à travers le prisme du téléphone. Amaury s’interroge sur cet objet qui fait résonner les voix passées et présentes, et préserve un lien puissant et parfois ambiguë avec nos proches. Des années plus tard, Amaury garde la trace indélébile de cet échange téléphonique qui a fait basculer sa vie en 2009.
Depuis cette date, il a toujours entretenu un rapport contrasté avec cet objet du quotidien. Il se décide à enregistrer les conversations avec ses proches comme pour suspendre le temps, retenir certains instants ou prévenir le drame. Comment parviendra-t-il à se réconcilier avec la vie ?
Dans ce récit autobiographique, Amaury Da Cunha convoque une tragédie intime mais fait aussi résonner le lien avec nos proches et la persistance de la mémoire. Dans cette reconstruction sensible, il révèle les voix vacillantes ou fortes qui surgissent dans la nuit.
Ma note
Citation
« À demi-mot, je t’ai dit que les voix inaudibles des morts continuent de creuser des images au tréfonds de nous-mêmes, et puis tu as approché ton visage très près du mien pour m’embrasser ».