Certaines fièvres échappent au mercure – Mathilde Forget (2026)

Et si nous lisions un récit d’une force déroutante ?

Dans ce roman déconstruit, nous explorons la puissance d’un amour qui répare des blessures enfouies.

Edith a toujours préféré les filles, mais n’a jamais cessé de cacher cette attirance. Dans un train pour Cergy, un regard et un frôlement sensuel font naître une évidence amoureuse. De cet instant fondateur va surgir une relation passionnelle avec cette femme aux cheveux bouclés, qui lui offre un nouveau souffle de vie. Edith imagine aussi des souvenirs partagées avec cette femme, des moments privilégiés dans la lumière de l’enfance. Au fil de ses pensées mouvantes, Edith redessine d’autres vérités et répare ses blessures. Edith parviendra-t-elle à résorber ses fêlures ?

Un récit porté par une plume poétique, d’où jaillit une langue d’une beauté profonde. J’ai aimé naviguer entre ces pages, être assaillie par des émotions surprenantes et déroutée par l’aspect fragmentaire de ce texte. J’aurais aimé percevoir davantage toutes les aspérités de ces deux femmes, mais je reste charmée par la beauté de ce livre.

Ma note

Note : 3.5 sur 5.

Citations

« De quoi sont faits, avant leur mise en récit, les événements qui deviennent fondateurs dans la mémoire des amoureux ? »

« Le jour de la mort ne s’écrit pas. Je ne l’écris pas. C’est une déchirure affamée de tous les chagrins ».

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