D’autres vies que la mienne – Emmanuel Carrère (2009)

Et si nous parlions d’un roman émouvant ?

A travers ce roman choral, Emmanuel Carrère évoque notre rapport au deuil. Les destins croisés de deux Juliettes vont se faire écho durant tout le récit.

La première Juliette n’est qu’une enfant quand le 24 décembre 2004, un terrible tsunami touche le Sri Lanka. Emmanuel Carrère avec sa femme et ses enfants passent des vacances sur place et vont assister, impuissants, aux désarrois des victimes.

A leur retour en France, la femme d’Emmanuel Carrère apprend que sa soeur, Juliette, est atteinte d’un cancer. L’écrivain devient le témoin de ses destins tragiques. Il va, à travers le portrait de plusieurs personnages, retracer le lent processus de deuil.

Le ton est particulièrement émouvant et nous permet de retranscrire avec beaucoup de finesse notre rapport à la perte. La diversité des sujets abordés entre le tsunami, la maladie, le surendettement aurait pu conduire à des romans complètement indépendants. Même si l’omniprésence d’Emmanuel Carrère durant tout le récit m’a parfois dérangée, ces témoignages bouleversants émeuvent jusqu’aux larmes.

Ma note :

Note : 3.5 sur 5.

Citations :

« Pour le moment il était là, il tenait dans ses bras sa femme en train de mourir et, quel que soit le temps qu’elle y mettrait, on pouvait être sûr qu’il la tiendrait jusqu’au bout, que Juliette dans ses bras mourrait en sécurité. Rien ne me paraissait plus précieux que cette sécurité-là, cette certitude de pouvoir se reposer jusqu’au dernier instant dans les bras de quelqu’un qui vous aime entièrement ».

« La pire des souffrances, c’est celle qu’on ne peut pas partager »

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