Arundhati Roy – Le Dieu des Petits Riens (1997)

Et si nous partions pour l’Inde ?

Rahel et Estha sont intrinsèquement reliés. Jumeaux, ils vivent en Inde entourés d’un socle familial solide. Ils grandissent entre leur grand-mère Mammachi, leur grande-tante Baby Kochama, leur oncle Chacko, mais surtout Ammu, mère et père, elle leur voue un amour féroce. L’arrivée de Sophie Mol, leur cousine provoque une grande effervescence. Issue de l’union entre Chacko et Margaret Kochamma, une Anglaise, son arrivée en Inde bouleverse l’équilibre familial.

Au fil du temps, de terribles secrets viennent fissurer l’enfance des jumeaux et ébranlent leurs liens familiaux. Face à une société implacable et aux douloureux événements qui jalonnent leur vie, parviendront-ils à préserver leur lien ?

Ce récit tortueux m’a parfois perdue puis m’a entraînée à nouveau avec une force décuplée. Ce roman psychologique dévoile par bribes les éléments marquants de la vie de Rahel et Estha. Il se déploie et se renforce au fil des pages pour offrir toute sa complexité et sa force. Un texte engagé qui nous dépeint une société indienne où le système des castes est omniprésent. Entre perte et violence, Arundhati Roy entremêle la puissance de l’amour sous toutes ses formes. Un texte foisonnant qui m’a profondément émue.

Ma note

Note : 4.5 sur 5.

Citations

« L’air résonnait de Pensées et de Choses à Dire. Mais dans des moments comme ceux-là, on ne dit que les Petites Choses. Les Grandes, tapies à l’intérieur, restent inexprimées ».

« Bientôt la pluie ne fut plus qu’une bruine fine. Puis elle s’arrêta. Pendant un instant, la brise fit pleuvoir l’eau des feuilles là où auparavant les arbres offraient leur abri ».