Gioconda – Nikos Kokantzis (2002)

Et si nous évoquions un récit lumineux ?

Malgré l’angoisse de la Seconde Guerre mondiale et la menace de la déportation, deux adolescents vont connaître un amour absolu.

Quand Nikos rencontre sa voisine, Gioconda, une jeune Juive, il est tout de suite ensorcelé par son charme. Au fil du temps, il apprend qu’elle partage ses sentiments et se laisse enivrer par la force et la fulgurance de leur amour. Ils vont vivre intensément cette passion que la vie leur offre pour quelques mois.

Les persécutions antisémites s’intensifient et les bombes ravagent la Grèce, pourtant ils parviennent à conserver l’innocence de leur jeunesse et apprennent ensemble les vertiges de la sensualité. Comment faire survivre cet amour face à la réalité de la déportation ?

Dans ce roman bouleversant, Nikos Kokantzis fait revivre avec une grande intensité son amour de jeunesse. J’ai été charmée par cette nouvelle édition, agrémentée des belles illustrations d’Anne Defréville, restituant une passion hors du commun.

Ma note

Note : 4.5 sur 5.

Citations

« Les vents qui ont soufflé toutes ces années l’ont peut-être ramenée en Grèce et je l’ai respirée, qui sait, sans le savoir, en une dernière union amoureuse. Les grands Yeux gris, les lèvres douces, la peau si lisse, la voix rauque… Le rire, le chagrin, l’amour, tout ce qu’Elle était ».

« Me souvenir à jamais de sa voix quand elle chuchotait, le contact de ses lèvres, l’odeur de son corps. Me souvenir non seulement de ce qui fut dit, mais de tous nos silences ».