Et si nous découvrions un portrait de famille impertinent ?
Dans ce récit sensible et fragmenté, Susanna Bissoli crée une harmonie subtile entre les membres d’une même famille.
Vera, une femme sans attache qui aime préserver sa liberté, voit sa vie basculer à la suite d’une récidive de cancer. Elle regagne la maison familiale et s’installe auprès de son père. Lorsqu’elle découvre dans son bureau un manuscrit volumineux, elle va renouer avec lui et réinventer leur relation grâce à leur passion commune pour l’écriture. Blessés par la vie, ils tentent de se soigner mutuellement avec une profonde tendresse malgré le poids des silences. Parviendront-ils à réunir leurs vies fragmentées ?
Si le récit est décousu et parfois déconcertant, j’ai été sensible au souffle qui traverse ce roman. Susanna Bissoli évoque avec justesse les interactions entre ces êtres fragiles qui tentent maladroitement d’avancer ensemble. Si ce texte a parfois manqué de consistance, j’ai passé un agréable moment de lecture.
Ma note
Citations
« Nous devrions nous inscrire au club des fulgurés.
Qu’est ce que c’est ?
Un réseau de personnes qui ont été touchées par la foudre.
Quel rapport avec nous ? »
« Les histoires nous sauvent-elles ? Ou devons-nous, nous, les sauver ? Je pense qu’écrire cette histoire, jour après jour pendant des années, a sauvé la vie de mon père. Mais moi, je regrette, je n’ai pas le temps de sauver son histoire : je dois écrire la mienne ».